Transformations sociales : bilan au XXè siècle

III. La contestation du capitalisme par les syndicats et par les partis

Syndicat : association permanente de salariés, qui se proposent de défendre ou d’améliorer les conditions de leur contrat de travail.

Syndicalisme se dvp surtout dans la seconde moitié du XIX du fait des progrès de la grande industrie. Après la répression terrible des ouvriers par Thiers pendant la commune de Paris (1870), les ouvriers s’organisent en mutuelles, en bourses du travail, pour faire avancer les revendications sociales.
1895 : création de la Confédération Générale du Travail (CGT) en France

A. Les syndicalismes sont surtout réformistes
1. La terre d’élection du réformisme syndical demeure la GB avant 1914

Mouvement du Luddisme, destruction des machines accusées d’engendrer le chômage, dès le début du XIXè siècle.

Unions, nées en 1920 chez lez ouvriers de la laine. Ils veulent maintenir et améliorer les acquis. Les Unions sont à cotisations élevées et donc réservées à des ouvriers de métier.

1868 : les Trade Union se regroupent en congrès (Trade Union Congress) et essaient de s’imposer aux politiques pour réformes.

1871 : légalisation des associations par Gladstone.

1882 : création de la société FABIAN, créée par Web et Shaw. Elle enquête sur les conditions de vie des ouvriers, dénonçant le système de la sueur subi par les travailleurs à domicile, et les « slums » londoniens.

1906 : Création du Labour Party par 29 ouvriers membres des Unions qui avaient été élus à la Chambre des Communes.

Les revendications sont :

salariales : le salaire est resté = alors que la vie augmente

sociales

En 1914 le Labour compte 1,6M d’adhérents, et est composé à 95 % de membres des Trade Unions.

1906 : le Trade Discuss Act établit la plénitude du droit de grève.

Grèves des dockers de Londres en 1911, des mineurs et cheminots en 1913 qui paralysent le pays.

2. Les syndicats allemands sont réformistes et connaissent leur spécificité

Le Parti Socialiste Général des Travailleurs Allemands a été crée en 1863 par Ferdinand Lassalle.
Le Parti Socialiste a été crée par August Bebel et Karl Liebknecht, disciples de Marx.

1875 : fusion du parti de Lassalle et de Bebel / Liebknecht au congrès de Gotha, formant le SPD. La tendance réformiste l’emporte sur la tendance révolutionnaire.

A partir de 1906 à Mannheim, les syndicats s’imposent aux partis politiques en faisant prévaloir l’idée révolutionnaire. Influence progressive du révisionnisme du PS.

1898 : 500 000 syndiqués, membres des Unions professionnelles fédérées dans l’Union Générale des Syndicats.

1914 : 2 500 000 syndiqués.

3. Le syndicalisme américain

1886 : American Federation of Labour (AFL) de Samuel Gompers, fédération de plusieurs syndicats. Elle regroupe en 1904 1 600 000 adéhrents.

Des accords de travail avec les patrons, les Trade agreements, sont conclus. Les syndiqués sont au départ des ouvriers de métier qui paient des cotisations élevées, puis ensuite des ouvriers de l’industrie.

Le syndicat des camionneurs, Industrial Workers of The World, est le plus violent.

4. Le syndicalisme français

Il est marqué par les thèses révolutionnaires anarchistes.
A Lyon, révolte des ouvriers canuts en 1831, sévèrement réprimée.

1864 : Obtention du droit de grève.

Création de bourses de travail, fédérées, à la base de la création des syndicats.

La CGT, dominée jusqu’en 1909 par des options anarchistes, est dirigée par Ferdinand Pelloutier.

Le moyen de pression est la grève générale, ce qui entraîne des frictions avec les pouvoirs politiques.

Le Parti Ouvrier Français (POF) de Jules Guesde, fondé en 1881, est d’inspiration marxiste révolutionnaire et souhaite mettre à bas l’Etat bourgeois.

Le parti socialiste d’Eugène Vaillant, la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO), fondé en 1905.
Tous ces partis souhaitent mettre la main sur les syndicats.

1906 : charte d’Amiens à indépendance de la CGT par rapport aux partis politiques.

Positions anti-militaristes, anti-cléricales, internationalistes.

1911 : 7,4 M d’ouvriers syndiqués en France.

Jouhaux prend en 1909 la direction de la CGT et lui donne une réformiste.

En 1914 la CGT se rallie à l’Union Sacrée contre l’Allemagne, fait paradoxal car elle avait promis de ne jamais engager ou soutenir la lutte armée contre d’autres camarades.

B. Les premiers partis politiques socialistes (appelés « ouvriers ») par rapport aux thèses marxistes

Le Marxisme

Le capitalisme doit mourir un jour par la baisse tendancielle du taux de profit, selon un processus intrinsèque au capitalisme qui doit conduire à son dépérissement.

Karl Marx prône alors le socialisme : « A chacun selon son travail » pour succéder au capitalisme moribond, avec un Etat fort pour calmer les tensions sociales dues aux inégalités. Il faudrait ensuite envisager le système communiste collectiviste : « A chacun selon ses besoins » pour voir la fin des tensions sociales.

1. Le socialisme français est profondément divisé à la veille de 1914

Le POF est hostile à l’indépendance des syndicats, et rejette la de la grève générale, tout comme la de coopératives à l’allemande.

Le parti réformiste est partisan d’un socialisme évolutif pour obtenir des améliorations par mutualisme et corporatisme.

2. La sociale démocratie allemande

Le SPD naît donc en 1875 au congrès de Gotha par fusion des partis de Lassalle et Bebel/Liebknecht.

Les socialistes en Allemagne sont comme en France, divisés sur les moyens d’action, sur la grève générale en particulier. Le SPD la considère comme une extrémité. Il devient puissant et recrute essentiellement dans les villes industrielles de l’Allemagne protestante. Mais faible implantation dans les campagnes et les régions catholiques.

3. En Russie : dvp d’un parti ouvrier révolutionnaire marqué par l’influence du marxisme

1903 : division en deux tendances : mencheviks, évolutionnistes et majoritaires, et bolcheviks révolutionnaires et minoritaires. Ce sont les bolcheviks qui prennent la tête de la révolution d’octobre 1917, après la révolte bourgeoise libérale de Kerensky en février 1917.

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