La lutte contre le SIDA en Afrique

I/ L’Afrique est le continent le + touché par le SIDA

A. Un constat dramatique

10% de la population adulte est séropositive. Jusqu’à 30% dans certains pays.

Afrique compte plus des 3/4 des séropositifs dans le monde, soit 30M de personnes. 2/3 des victimes du SIDA en Afrique depuis l’apparition de l’infection.

B. Des disparités de contamination

Les deux pays les plus touchés sont le Zimbabwe et le Botswana.

Seulement 0,3% de la population d’Afrique du N et MO est infectée. 28 000 morts/an contre 2,3M en Afrique subsaharienne

C. L’impact du SIDA

Malades ne peuvent plus travailler, deviennent dépendants de leur famille.

Déficit de main d’œuvre et de compétences.

Hausse nbre d’orphelins qui deviennent enfants des rues…

II/ L’accès aux médicaments

A. Les traitements existants

La thérapie à l’aide d’antirétroviraux (ARV) a permis une baisse de la mortalité liée au SIDA dans les pays développés en allongeant l’esp de vie des malades sans les guérir.

Mais le coût en fait un luxe que l’Afrique ne peut pas vraiment s’offrir.

B. Des tentatives pour un accès de l’Afrique aux soins

Novembre 2001 à Doha : primauté du droit à la santé sur le droit du (accord sur la propriété intellectuelle) reconnue à l’OMC, i.e. primauté de la santé publique sur les brevets des médicaments.

Pour la 1ère fois l’OMC autorise pays membres à octroyer unilatéralement licences qui permettent aux producteurs locaux d’ignorer les brevets.

Mais pas résolution du prob le + grave, celui des restrictions imposées aux exportations de médicaments fabriqués sous licence obligatoire.

C. Les actions concrètes

La communauté internationale estime depuis 2002 l’accessibilité aux ARV nécessaire pour lutter contre le SIDA en Afrique (et plus seulement nécessité de prévention !).

Plusieurs gdes compagnies pharmaceutiques fabriquant ARV ont annoncé des baisses des prix

Création en 2001 du Fonds d’Intervention SIDA / Tuberculose / Paludisme.

III/ Des résultats inégaux

A. Le bilan des actions internationales est mitigé

Le Fonds est loin d’être aussi doté que prévu.

Plusieurs pays riches s’opposent tjs à accès élargi aux médicaments génériques (USA, Suisse, UE)…

Traitements ARV demeurent chers et sont inaccessibles à la gde majorité des populations africaines.

B. La situation est préoccupante

Comment faire pour maintenir et élargir les actions de prévention, fournir les traitements, prendre en charge malades et orphelins ?

Comment éviter que la majorité des africains restent exempts de l’infection (90% de la pop non touchée) ?

C. Exemples d’actions nationales réussies

Sénégal et Ouganda cité comme modèles dans la lutte contre le virus. Ont maintenu le taux de séroprévalence à un niveau très bas en jugulant l’infection dès son apparition.

Sénégal : 1er cas dépisté en 1986. Taux de séroprévalence s’est maintenu à 1,75% chez les adultes, grâce à campagne nationale lancée dès 1988 :

  • vigoureuses actions de prévention et de prise en charge des malades
  • mobilisation de la population à tous les niveaux : enseignants, soldats, femmes, chefs religieux et ONGs.
  • débats ouverts sur le problème grâce à liberté de la presse et de l’information
  • la baisse du coût moyen des médicaments (jusqu’à 90%) a augmenté leur accessibilité

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