Plan de la fiche:

I. La reprise des pratiques staliniennes en URSS et l’extension internationale du modèle déterminent la d’un bloc après 1945

II. L’impossible passage à un nouveau type de croissance : l’échec de la réforme khroutchevienne

III. La stagnation brejnevienne consacre la faillite du modèle de croissance soviétique

La croissance du monde socialiste : URSS et pays du CAEM

III. La stagnation brejnevienne consacre la faillite du modèle de croissance soviétique

A. Le modèle semble consolidé et manifeste de nouvelles velléités de réformes

La consolidation politique et gépolitique du régime

  • Népotisme et gérontocratie. Les dirigeants recherchent la stabilité sous Leonid Brejnev.
  • Détente Est-Ouest = consolidation politique du régime. Ouverture commerciale à l’Ouest : accord sur les livraisons de céréales en provenance des USA en 1972

La réforme de l’entreprise consacre spectaculairement les idées de Liberman

Réformes octobre 1965 « Liberman Kossyguine » sur l’entreprise, qui s’appuient sur les théories de l’économiste Liberman, qui a publié en sept. 1962 dans la Pravda un article intitulé : « Plan, Profit et Prime ». Améliorer l’efficacité de l’économie soviétique en accordant une plus grande autonomie aux entreprises et en réduisant la tutelle du Plan par la recherche de la productivité et une meilleure utilisation des ressources humaines :

  • L’autonomie comptable des entreprises
  • La réduction des indices fixés par le Gosplan avec priorité sur la production commercialisée et non plus la production brute réalisée
  • Stimuler entreprises en salariés par système de primes en cas de réalisation des objectifs que les entreprises se sont fixées elles mêmes
  • Une partie des profits réalisés peut participer à de l’autofinancement en dehors du Gosplan
  • Stimulation des salariés avec création de fonds d’encouragement individuel distribuant des primes et de fonds collectifs pour financer des œuvres sociales et culturelles

A partir de 1967, combinat chimique de Chtchëkino : remplir les objectifs de production en æ la main d’œuvre sans modifier le fonds salarial. Donc ä du salaire moyen et, a priori, ä productivité

BUT : pousser les entreprises à intensifier leur production par l’amélioration de la productivité des facteurs (travail, capital). Lutte contre gaspillage et démotivation.

Réforme de la planification et des politiques économiques

  • Sovnarkhozes supprimés, ministères sectoriels rétablis et Gosplan renforcé
  • Unions d’entreprises pour réaliser des économies d’échelle
  • Réforme des prix intégrant davantage les coûts de production, mais seulement prix de gros
  • VIIIè plan : 1966 – 1970
  • IXè plan : 1971 – 1975 : souci de réalisme devant les objectifs, réorientation des investissements vers l’agriculture et le secteur des biens de consommation
  • 1969 : statut de l’artel, encouragement lopins individuels
  • Augmentation des prix à la prod° surtout en cas de dépassement des quotas
  • Alignement des prestations sociales des kolkhoziens sur celles des salariés du secteur d’Etat en promotion des industries agroalimentaires
  • BUT : Améliorer la productivité et les rendements.
B. Mais le compromis brejnevien fait le choix de la sclérose

Des résultats économiques décevants eu regard des performances occidentales

  • Inégalités restent fortes avec surtout dvpt de la Russie européenne par rapport au reste URSS
  • Mise en valeur du territoire = pollution industrielle et agricole
  • Taux de croissance régulièrement en baisse à partir de 1968. Déclin de la productivité
  • A partir de 1972, les orientations économiques sont revues au profit du complexe militaro-industriel et du secteur énergétique

Le nouvel échec des réformes économiques

  • Echec du passage à un stade plus intensif de croissance
  • Conséquence de la surexpansion impériale ?
  • Maintien d’un système de prix administrés entraîne pénuries
  • Les déséquilibres O/D sont en effet régulés par les quantités en économie socialiste, et non par les prix comme en économie capitaliste. Effet de file d’attente
  • Les salariés ne sont pas motivés pour travailler plus et obtenir plus de pouvoir d’achat puisqu’il y a pénurie de biens de consommation
  • Manque de démocratie a entraîné rigidité du régime ?

Un compromis sociopolitique brejnevien entretenant la sclérose

  • Maintien d’inégalités régionales en terme de répartition de la population
  • Urbanisation croissance, déclin de la natalité, progrès de l’éducation
  • Formes individuelles de résistance : démotivation des ouvriers
  • Corruption généralisée, régime autoritaire et clientéliste
C. En Europe de l’Est, le modèle de croissance soviétique fait de moins en moins recette

Les expériences nationales de croissance sont tolérées lorsqu’elles correspondent aux réformes soviétiques

  • 1963 : Nouveau Système Economique en RDA
  • 1966 : Nouveau Système de Gestion en Tchécoslovaquie
  • 1967 : en Bulgarie…
  • 1968 : Nouveau Mécanisme Economique après 1968
  • Entreprises regroupées en unions industrielles et objectifs généraux définis
  • Accès plus libre au extérieur : Skoda, Karl Zeiss…

Le bilan décevant des réformes peut expliquer des crises cependant surmontées par l’URSS

Essor du chômage, tensions inflationnistes, creusement des inégalités sont les revers de l’introduction d’une dose de libéralisme dans un système fondamentalement collectiviste.

Socialisme à visage humain en Tchécoslovaquie avec Dubcek : « Printemps de Prague »

  • Autonomie aux entreprises
  • Partage net du pouvoir entre Etat et Parti
  • Retour aux libertés publiques et individuelles

Août 1968 : intervention des troupes du pacte de Varsovie pour normaliser la Tchécoslovaquie.

1970 : réforme des prix en Pologne = émeutes sanglantes. Gomulka est remplacé par Gierek à la tête du Parti.

Un CAEM moins intégrateur que le grand frère soviétique

  • 1962 : adhésion de la Mongolie au CAEM
  • 1972 : adhésion de Cuba
  • Echanges intra CAEM = 60% du commerce extérieur en fin de période. Traduit tendances autarciques.
  • Résulte d’accords bilatéraux sur les quantités à échanger : accords de clearing : les excédents commerciaux intra-bloc sont réutilisés en achats à l’intérieur du bloc.
  • CAEM nettement dominé par l’URSS

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