Le dernier quart du XX siècle a t’il sonné le glas des modèles nationaux ?

Introduction

La globalisation de l’économie mondiale exprime l’effacement des frontières nationales face à la création d’un grand marché mondial, où les nations se concertent pour créer une tendance générale de politique économique. Pour autant les modèles nationaux sont ils morts ? Ne peut on pas encore laisser place à une certaine autonomie nationale ?

La mondialisation étouffe les modèles nationaux

La libéralisation des échanges et l’ouverture des économies entraîne un effacement relatif des frontières. La forte croissance des échanges internationaux implique une interdépendance croissante des économies qui se solde par une perte d’autonomie propre. STEROLU le souligne « l’international commande, le national suit ».

Ex : les pays européens sont privés de leur outil de politique monétaire du fait de la politique monétaire européenne.

Ex : la production s’organise à échelle mondiale – DIPP – et permet aux entreprises d’échapper aux législations trop contraignantes. De fait, les modèles nationaux perdent leur influence sur elle, d’autant plus aisément que la donne pour ces entreprises transnationale est ‘globale’ : elles ont toutes les mêmes possibilités.

La montée des centres communautaires de décision témoigne de la perte d’autonomie des instances nationales :

  • économique OMC / FMI
  • politique ONU / OTAN
  • culturel UNESCO

d’autant plus fortement que leur domaine d’action n’a cessé de s’accroître depuis les années 1980.

Pourtant les modèles nationaux continuent d’insuffler leurs tendances à leurs économies

Le rôle de l’Etat, après avoir été remis en cause dans les années 1980, est à nouveau au premier plan : protection sociale, fournitures d’infrastructures, sécurité, qui nécessitent des budgets toujours plus élevés…Les économies ayant toujours la main mise sur l’action de leur état, restent maîtres de ce pilier de leur modèle national quel que soit son importance. Que cette action soit d’ailleurs favorable ou défavorable aux économies nationales.
Ex : FR modèle dépassé.

D’autre part il faut prendre en compte la persistance de l’empreinte culturelle de ces modèles : EU / GB font la part belle au marché, FR / ALL cherchent une voie de juste équilibre par la concertation, et chaque état continue de soutenir son économie par diverses moyens, subventions, etc.

Conclusion

Les modèles tendent effectivement à perdre de leur influence, du fait du phénomène de mimétisme qui s’installe vis à vis des pays anglo-saxons. En effet ils occupent les premiers rangs de la performance économique, et deviennent les modèles à suivre. Les handicaps que rencontrent des pays comme la FR ou l’ALL, pays a forte imprégnation d’un modèle de croissance, sont la marque de la persistance de ce fameux modèle : FR : sur taxation du L / ALL : L trop coûteux…

Au final les modèles continuent de marquer leurs économies de leur empreinte, sans pour autant en constituer la logique fondamentale. On peut imaginer qu’à terme ils disparaissent.
Ex : Europe, le prochain stade est la politique budgétaire commune.

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