La création monétaire

Nous sommes dans une économie à « système bancaire hiérarchisé » ou « système bancaire à réserves fractionnées » Chick. (ie que les banques de second rang couvrent une partie de la monnaie qu’elles crée).

Il y a deux monnaies, la monnaie de banque (monnaie en compte dans les banques de second rang) et la monnaie centrale qui recouvre deux choses :

la monnaie fiduciaire et la monnaie divisionnaire

les avoirs que les banques de second rang possèdent dans leur compte à la banque centrale.

La masse monétaire correspond à l’ensemble de la monnaie détenue par les agents non bancaires. Cette masse monétaire ne fait qu’augmenter car le volume des crédits est en constante augmentation.

La création monétaire se fait à deux niveaux :

par les banques de second rang

par la banque centrale

Elle se fait à travers un mécanisme de monétisation de créance : en contre partie d’une créance que le banquier met à son actif, le banquier créé de la monnaie qu’il inscrit à son passif tout en l’inscrivant à l’actif du débiteur (qui voit donc son compte crédité).
Le même mécanisme s’opère entre la banque centrale et la banque de second rang.

Il y a deux manières d’évaluer la totalité de la masse monétaire et sa relation avec la monnaie centrale: soit par le multiplicateur de crédit (totalité de la MM=monnaie centrale * coeff mult) et il s’agit là de la vision exogène ; soit par le diviseur de crédit (monnaie centrale=totalité de la MM\diviseur de crédit) il s’agit de la vision endogène.

Les deux limites à une création monétaire infinie :

l’existence d’autres banques et le problème de compensation entre ces dernières (il y a des dettes réciproques entre les banques, et quand celles-ci ne se compensent pas, il y a un solde non compensé qui se règle en monnaie centrale). Pour toute banque qui créé de la monnaie, il y a donc un risque de se voir obliger de devoir financer en monnaie centrale un solde non compensé à son détriment. Plus une banque créée de la monnaie, plus son besoin en monnaie centrale est important.

le fait que la monnaie de banque soit convertible en monnaie centrale. Les banques de second rang doivent avoir en caisse une encaisse suffisante en monnaie centrale pour faire face à des retraits en monnaie centrale.

Les contreparties de la monnaie centrale :

  • la contrepartie externe : or et devise
  • la contrepartie interne : créance sur l’économie et la créance sur l’Etat

Le poste or :
C’est un reliquat de l’histoire. Au 19ème siècle la banque centrale crée de la monnaie en achetant de l’or, la monnaie est émise en contre partie de l’or. Aujourd’hui l’or est un poste de l’actif mais ces fluctuations (qui dépendent des variations de l’or marchandise) n’entraînent pas de variation de la masse monétaire.

Le poste devise :
Ce sont les avoirs en monnaie étrangère constituant les réserves officielles de change.
Ces avoirs vont servir à alimenter le marché des changes. Les importateurs ont besoin de monnaies étrangères.

2 situations :
en régime de change fixe, pour conserver la valeur de la monnaie la banque centrale se doit d’intervenir sur le marché des changes. Pour cela elle va soit racheter de sa propre monnaie (destruction monétaire) soit acheter des monnaies étrangères en créant du franc (création monétaire).

en régime de change flottant, la banque centrale n’intervient pas.

En cas de déficit extérieur et en régime de change flottant impur, la banque centrale peut soit intervenir pour conserver le taux de change (cela se traduit par de la destruction monétaire et peut être de la déflation), soit la banque centrale n’intervient pas et là, la valeur de la monnaie nationale baisse sans qu’il y ait modification de la masse monétaire, il y a également déflation.
Pour certains auteurs, la déflation en augmentant la compétitivité prix serait un mécanisme stabilisateur.

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