Présentation personnelle

Après que j’ai obtenu un bac S en 2010 j’ai intégré une CPGE . Ce choix s’explique par le fait que je ne me sentais pas capable de faire des mathématiques ma matière principale pendant deux années. Je savais en revanche que la Lettres était une très bonne voie pour intégrer un IEP, qui donnait la possibilité d’étudier le management et le international.

J’ai découvert la BEL une fois arrivé en hypokhâgne. J’ai donc passé un seul concours pour les IEP (celui de Bordeaux), plus dans l’optique de découvrir les concours que pour l’intégrer. Je n’ai logiquement pas été admis, et j’ai continué en khâgne moderne, option histoire-géographie.

J’ai passé les concours de la BEL-BCE en fin de deuxième année. Je n’ai malheureusement pas eu les écoles que j’avais présenté (quatre seulement, qui proposent des masters adaptés à mon parcours : EDHEC, BEM, RBS, SKEMA BS).

Je pensais alors khûber (retenter le concours après une seconde année en khâgne), mais j’ai décidé d’intégrer l’ESDEM, un programme proposé par SKEMA BS en partenariat avec l’université Lille 2. Je travaille donc une troisième année pour des concours, cette fois en AST2 (passerelle 2).

Pourquoi j’ai choisi la CPGE ? Quelle conclusion à présent ?

J’ai choisi de faire une CPGE parce que cela me laissait un peu de temps pour dresser un plan plus précis de mon avenir professionnel. Comme je ne savais pas bien ce que je voulais faire, ou comment y parvenir, je me suis dit qu’il valait mieux passer par cette voie et arrêter pour intégrer une université que l’inverse, qui est beaucoup plus difficile à réaliser.

Les CPGE sont un système très propre à la France : c’est une sélection qui se fait entre des candidats à une école. On y apprend donc beaucoup de méthodes, de capacités de travail, de réflexes, mais les connaissances sont théoriques et sans rapport avec les études suivies en école de commerce (il en va de même pour les prépas EC). De plus cette voie est bien trop prenante pour avoir l’occasion de développer ses expériences professionnelles.

Néanmoins cela me permet d’aborder sereinement cette année, et je peux mobiliser les méthodes de la dissertation, de réflexion, de travail tous les jours. Cela constitue sans aucun doute un atout. Je ne considère pas avoir perdu mon temps en hypokhâgne et khâgne, au contraire !

Pourquoi une école de commerce ?

Cela me donne toutes les cartes nécessaires à la réalisation de mon projet professionnel : obtenir un poste de direction dans la communication, dans une entreprise spécialisée dans le high-tech ou le NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication).

Il s’agit de développer mon expérience professionnelle tout en acquérant de nouveaux savoir théoriques en cours.

Que penser du programme ESDHEM ?

La difficulté pour moi est d’accepter que l’excellence de l’enseignement reçu en CPGE ne dure qu’un temps. Les professeurs ne sont pas toujours des enseignants professionnels, et la relation avec eux se limite la plupart du temps à des cours magistraux. Cela contraste tout à fait avec les cours des prépa où les professeurs se soucient autant de la réussite de leurs élèves que de soucis personnels qui pourraient perturber leur apprentissage !

C’en est bel et bien fini de la prépa, donc. Mais il faut quand même signaler que ce mode de fonctionnement lui est propre, passer à autre chose peut être bénéfique !

L’ESDHEM est un bon moyen de se préparer aux AST1 ou AST2 : les cours sont nombreux, mais certains sont en anglais, ils comprennent des modules de préparation aux oraux, aux écrits, et un stage est prévu en janvier et février.

C’est un très bon complément aux savoirs théoriques acquis en CPGE : cette année ajoute à un socle théorique solide une expérience professionnelle et des connaissances directement en lien avec les écoles de commerce.

Des regrets ?

Difficile d’avoir des regrets avant le fin mot de l’histoire, mais la prépa me manque à présent que j’ai intégré SKEMA BS. On a l’impression que l’enseignement connait une crise d’efficacité après ces deux années intensives ! Je me rassure en me disant que c’est un point commun à toutes les , mais cela reste dommage.

Mon point faible actuellement découle de mon point fort : la prépa. J’ai favorisé une très bonne connaissance des méthodes, un sens du travail, etc., mais cela aux dépens d’activités professionnelles ou extra-scolaires (longs voyages à l’étranger, développement de projets, vie associative, etc.). Mais on ne peut pas tout avoir !

Pas de regrets donc, simplement le constat qu’il est très difficile d’avoir un profil complet. Il n’existe pas de profil type, mais il est bon d’avoir un socle solide, constitué de savoir théoriques mêlés d’expériences concrètes, qui me manquent un peu.

1 Commentaire

  1.  Bonjour,
    merci pour ton témoignage.
    Par contre, je ne comprends
    pas tout. Est-ce que tu es en 1ere année à SKEMA et tu tentes les
    admissions parallèles, ou est-ce une année préparatoire passerelle 2 qui
    te permet de présenter SKEMA en 2e année, et d’autres écoles de
    commerce ?
    As-tu les taux de réussite de cette formation ?
    Est-ce qu’elle est équivalante à celle que propose Stan Paris, qui a aussi un partenariat avec SKEMA ?
    Merci d’avance pour tes réponses.

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