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Ma vérité sur la prépa.

Ma vérité sur la prépa.

Messagepar no.name » 10/02/2010 17:30

[J'ai aucune idée de si mon sujet est ou non à la bonne place. Je laisse donc aux modérateurs le droit de le déplacer a peu près n'importe où dans le site]

Quand j’ai entendu, l’autre matin, à la radio, l’ouverture des inscriptions sur Admissions Postbac, ça m’a fait un choc. De penser que, il y a un peine un an, c’était moi, qui, toute fière du pas considérable que j’allais faire, hésitais encore, pesais le pour et le contre de telle ou telle prépa. J’ai passé les trois mois d’ouverture du site dans les plus cruels dilemmes, à choisir entre telle ou telle prépa, étudier les positions géographiques de chacune, je m’étais même fait un tableau adhésif avec mes choix en autocollants que je déplaçais selon mes envies du moment, je croyais avoir tout prévu. Le seul souci, la seule chose que je regrette, c’est que je m’étais trompée.
J’ai parfaitement bien choisi mon lycée, oh, ca, oui. Je sais pas si c’est pareil ailleurs mais j’aime l’ambiance qu’il y a chez moi. Et, ça tombe bien, c’était avant tout ça que je recherchais. J’ai parfaitement bien choisi ma branche, oui, aussi. Parfaitement équilibrée, tout ce que j’aime, non, pas d’erreur là-dessus.
Par contre, j’ai oublié de choisir d’aller en prépa.
Ca a l’air con comme ça.
Ca l’est.
Et je suis pas la seule, et ça, c’est encore plus con.
Parce qu’il y en a beaucoup trop qui, comme moi, étaient en tête de classe, en tête d’établissement, dans des lycées plus ou moins bon, et auxquels on a pas vraiment laissé le choix. On les a forcés à rien, on leur a pas foutu de couteau sous la gorge, non, seulement, on leur a tellement laissé entendre les bienfaits d’une prépa, on leur a tellement dit que ça leur conviendrait, on a tellement appuyé sur le gachis que ca serait de ne pas en faire une qu’ils ont fini par croire que c’était leur choix. Parce que, quand on est un bon élève et qu’on a un dossier qui a l’air juste unique, remarquablement bien mis en valeur, et qui plait à tous les recruteurs, pourquoi on irait se chercher une orientation qui ne prenne pas en compte les dossiers ? Pourquoi ces deux années de galères à tout calculer en fonction de « ca va être sur mon dossier », pour, au final, se retrouver au niveau d’abrutis qui ont le pire dossier du monde, mais qui, malheureusement, sont aptes à nous faire de la compétition, quand on part de zéro ? Ca a l’air stupide. Personne ne veut perdre tous ses points forts, se retrouver ramené à zéro, alors qu’il peut simplement se reposer sur ses points forts et laisser son dossier faire. C’est le système. Et c’est ballop.
C’est pour ça que j’ai ce besoin d’aller crier sur les toits ce que c’est que la vraie prépa. Celle qu’on vit de l’intérieur, celle qu’on a l’impression d’avoir choisie et qu’on réalise, au bout de quelques mois, avoir subie. C’est pour ça que j’ai ce besoin de dire toute la vérité, toute ma vérité, certes, mais je pense qu’elle se vaut. Parce que, tous ceux qui vont multiplier les journées portes ouvertes comme je l’ai fait n’auront qu’une version tronquée de la vérité. Je le sais. Je ne dirai jamais à un futur élève de ma prépa ce que je vais dire ici. Respect, conformisme, peur de s’opposer à l’opinion des gens autour de soi… Ca fait tellement de raisons pour sourire, dire « oh, oui, tout se passe bien », alors que c’est pas toujours le cas. Loin de là.

La prépa, c’est dur.
J’ai l’air d’enfoncer des portes ouvertes, hein ?
Le problème, c’est qu’il y en a trop peu qui imaginent la vraie difficulté de la prépa. C’est pas dur parce que les notes sont perpétuellement basses, c’est pas dur parce que les controles sont infaisables et faits pour être infaisables, c’est dur parce que le rythme est juste incroyablement soutenu. Ca s’arrête jamais, en clair. A chaque fois qu’on a l’impression d’avoir franchi une étape, d’avoir fait le contrôle le plus important du mois dans une matière, on en a un autre qui vient suivre. Et encore un autre. Et a chaque fois que je relève la tete pendant que je travaille vers mon colloscope accroché au mur pour me demander « mais quand est-ce que ça s’arrète », la réponse est claire. Jamais. Pendant les grandes vacances, peut être…et encore. Du coup, on repousse, tout ce qui n’est pas d’une urgence absolue est repoussé jusqu’à ce qu’il devienne d’une urgence absolue, tout ce qui est juste facultatif est repoussé aux grandes vacances. Si on tient compte de tout ce que je me suis dit depuis le début de l’année, j’ai 5 livres à lire pendant les vacances d’été, une dizaine de notions en tous genres à comprendre, et j’en passe. Ceux qui disent qu’on n’a pas de vie en prépa n’ont pas tord. L’année dernière, j’ai voulu écouter seulement les avis qui me plaisaient, à ceux qui me disaient qu’on n’avait pas de vie, je lachais un « pfft, n’importe quoi », à ceux qui me disaient le contraire, je souriais bêtement et je les laissais m’emberlificoter. La vérité, c’est que c’est quasiment impossible de tout gérer. Il y a des jours où je serais prète à payer pour avoir des journées deux fois plus longues, pour avoir le temps d’appeler ma meilleure amie, d’aller déjeuner avec des amies, de diner avec d’autres et de pouvoir gérer mon travail en plus de ça. Sauf que je ne peux tout simplement pas. Déjà parce que j’ai toujours trop de travail pour pouvoir sortir, non pas parce que je ne sais pas m’organiser, non. Tout simplement parce qu’il y a toujours quelque chose à faire. Quand on a fini les devoirs pour le lendemain, on a ceux pour le surlendemain qui nous appellent, et les controles lointains qui nécessitent des révisions échelonnées et qu’on finit toujours par apprendre la veille. Parce qu’il y en a tellement que c’est absolument ingérable. Et même quand on se dit « et puis merde, je sors, je travaillerai demain », ca marche un temps. Mais, au bout d’un moment on commence à se demander si on y arrivera le lendemain, si on arrivera à tout faire. Et puis, quelques instants après, c’est devenu absolument insupportable et on se sent presque coupable de s’amuser alors qu’il y a tellement de choses à faire…
Donc, la prépa, c’est dur. Pas pour les raisons habituellement invoquées, pas à cause de la pression, pas à cause de la compétition, mais juste à cause de la montagne de travail qui s’accumule, qui s’accumule…
Et je pense la phrase que je viens d’écrire.
Par contre, je ne crois pas au charabia de tous ceux qui m’ont juré que « ah non, vraiment, il n’y a pas de compétition chez nous, je te le jure ». Il y a toujours de la compétition. Après, elle est pas forcément générélisée, c’est peut être pas tout le monde qui se fait la course au classement. En tous cas, chez moi, c’est pas comme ça. Tout le monde s’entend bien, personne ne se tape dessus pour des notes, tout le monde rit des notes catastrophiques et admire les meilleures. Par contre, ce qu’on ne peut pas empêcher, c’est les exceptions. Il y a toujours un abruti qui veut absolument être le meilleur, il y a toujours quelqu’un qui se jure qu’il en battra un autre, il y a toujours les messes basses et les commentaires qu’on se glisse au creux de l’oreille. Et, meilleur on est, plus on s’en prend. Et, moins on cherche la guerre, plus on s’en prend. Pour qui elle se prend, celle là, qui prend toutes ses notes avec détachement, alors qu’elles sont deux fois meilleures que les miennes ? J’ai entendu à mon sujet par un téléphone arabe qui a surement du déformer les choses, certes, mais l’idée est là, un « elle a des facilités, ça a tendance à énerver les gens ».
Donc, oui, il y a de la compétition. Même là où il n’y en a pas, il y en a, elle est juste plus sourde, plus tapie, et, parfois, mille fois plus violente qu’une compétition assumée.
Je reviens sur un dernier point, sur une chose qui m’avait fait hurler et m’arracher les cheveux pendant des jours entiers, un témoignage lu sur le site de L’étudiant, d’une certaine éléonore, en khâgne, qui le vivait très bien, mais qui disait comme ultime conseil pour réussir une prépé (et donc comme conseil le plus vrai et le plus important, si on en suit les règles de la rhétorique) : « Surtout, surtout, ne jamais tomber amoureuse ». Faux. Cent fois faux, mille fois faux. Et je suis la mieux placée pour en parler. J’ai commencé une relation deux jours avant ma rentrée en prépa, elle tient toujours parfaitement bien, et, malgré les conneries que j’ai pu lire, c’est même lui qui me fait tenir. Même si, certes, je lui parle un peu tous les soirs, même si, certes, je pourrais travailler un peu plus si je ne le faisais pas, parce que c’est mon bol d’air de la journée, c’est la seule chose qui me fait tenir et travailler jusqu’au soir. Alors, effacez moi ces conneries de vos têtes. On peut tomber amoureuse, oh, ça, oui, et on tient même mieux en l’étant. Promis. (Et, preuve encore plus flagrante, la bonne moitié des personnes de ma classe est en couple. Et personne n’est encore mort, du moins à ce que je sache)

Je crois que j’ai résumé du mieux que je pouvais les points négatifs de la prépa. Après, évidemment, il y a une ambiance de classe plutôt forte, tout le monde s’entend relativement bien, on est pas vraiment stressés du slip…mais ça, je pense que c’est l’idée qui devient presque traditionnelle de la prépa tellement on l’entend à toutes les sauces. Même si elle reste vraie.


Mais, avant de choisir une prépa, réfléchissez-y à deux fois. Pas comme moi. Pas comme d’autres. Parce que la prépa, c’est pas une voie « par défaut » pour bons élèves qui ne savent pas quoi faire de leur vie. C’est pas non plus la voie obligatoire de tous les bons élèves. C’est quelque chose qu’on choisit en connaissance de cause, parce que, même si on fait la maligne comme moi et si on n’écoute que ceux qui nous donnent des informations qui nous plaisent, on finit par se prendre la réalité dans la tronche un jour ou l’autre.
Et c’est pas parce qu’on était bon au lycée qu’on était bon en prépa. C’est un nouveau départ, un moment où on laisse ses acquis et son éternelle place de tête de classe et où on se rend compte qu’il en existe des centaines d’autres, de têtes de classes. Et même, dans certaines matières en particulier, c’est pas parce qu’on a toujours réussi quelque part qu’on continuera de réussir. J’ai juré avant de me lancer que j’aimais les maths, résultat, quatre mois apres, la seule chose que j’ai compris c’est que j’avais aimé les maths parce que j’étais forte, et que, maintenant, les maths commencent doucement à devenir mes pires ennemis.
Choisir une prépa, c’est enfin choisir de fouttre deux ans de sa vie en l’air pour un avenir plus qu’hypothétique, c’est se dire que, peut être que dans deux ans, on commencera enfin ses vraies études. C’est se dire que tous les savoirs accumulés pendant ces deux ans ne serviront à rien d’autre qu’à passer un mois de concours, à vous trouver une école. Et même si c’est les meilleures, même si elles sont incomparables avec les écoles post-bac, il y a des fois où on se demande si ça vaut vraiment le coup. Il y a des fois où je me suis surprise à envier ceux qui, moins bons que moi, étaient en école post-bac et touchaient, eux, déjà, au concret. Eux, ils ont leur avenir tout tracé, ils savent déjà ce qu’ils feront, ils sont déjà dans le concret et savent que ce qu’ils font leur servira. C’est tout le contraire, dans mon cas, et dans celui de tous ceux qui ont choisi une classe prépa.



C’est tout ce que j’avais à dire.
J’espère juste être lue par, quoi, deux, trois personnes dans la bonne situation pour être visées. Et, si je peux avoir un impact sur ces deux, trois personnes, si je peux juste réussir à les faire se demander si c’est vraiment ça dont ils ont envie, alors, je m’estimerai gagnante. Sinon…on pourra dire que ça m’aura juste servi de défouloir.
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Re: Ma vérité sur la prépa.

Messagepar Le Chat » 10/02/2010 17:40

J'espère effectivement que ton témoignage aidera certains à se poser les bonnes questions.

Pour autant, il ne faut pas se sentir seule et isolée.
La difficulté de la prépa, d'avoir la mentalité concours, de gérer son temps tout ça en même temps pour la première fois de sa vie alors que c'est pas naturel du tout, c'est un grand classique qui revient chaque année d'une manière ou d'une autre. Et c'est NORMAL !
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Re: Ma vérité sur la prépa.

Messagepar Mahuf » 10/02/2010 19:36

Mais quel style !

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Re: Ma vérité sur la prépa.

Messagepar zempirez » 10/02/2010 22:29

C'est un bon témoignage, je trouve, puisqu'il me fait maintenant hésiter ou re-hésiter, sur que faire après mon bac.

Si je puis me permettre, qu'aurais tu fais comme études si tu avais su que la prépa était vraiment vraiment hardu ?
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Re: Ma vérité sur la prépa.

Messagepar Invité » 10/02/2010 23:04

D'accord avec zempirez , témoignage édifiant car parfois la question est , en plus de savoir si la prépa est vraiment ce que l'on veut faire ,de savoir si une école de commerce correspond vraiment à nos attentes ( cours, débouchés ...) .
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Re: Ma vérité sur la prépa.

Messagepar deadhorse » 11/02/2010 00:33

D'abord bravo pour ce témoignage qui pour moi est d'une justesse tout simplement hallucinante, avec tout le négatif sur le plan boulot autant qu'humain, tout ce que l'on ressent un peu à des moments où on a le moral qui flanche....
MAIS, pour les futurs prépas, même si un témoignage comme celui-là est tout ce qu'il y a de plus vrai, ne tombez pas dans le doute, car la prépa, même si des fois ça rend dingue, reste quand même une expérience unique. J'y suis depuis septembre, et je dois dire que je n'ai été presque qu'agréablement surpris.
Le travail, y'en a des tonnes : vrai, mais vous allez voir, les amitiés que l'on forge vont vous aider, et le fait d'être embarqués dans la même galère soude les gens plus rapidement que dans nul autre cas.
En prépa, y'a des cons assoiffés de première place, des faux-culs : certes, mais croyez moi que ceux-ci, comme partout, représentent une infime minorité, et que en prépa, vous allez vous retrouver avec des gens normaux comme vous, avec qui vous aurez ou non des atomes crochus. Personnellement, le fait d'être interne (même le WE pour moi)m'a fait nouer des amitiés, qui même au bout de quelques mois, me semblent indispensables.
Tout ce que je veux dire, c'est que c'est à vous de vous construire votre propre prépa, car vous seuls pourrez faire en sorte que tout aille bien. Après, le cadre, l'internat, ou que sais-je, pourra influencer cette construction, mais le facteur INDISPENSABLE reste vous même élève.
Alors peut être que No Name n'a pas eu de chance, cela arrive et j'en suis attristé pour elle, mais ne refusez pas la prépa pour des causes qui n'arriveront peut être pas et qui n'ont à la base aucun critère discriminatoire par rapport au niveau scolaire.
Romain, ECE1, Centre International de Valbonne à Sophia Antipolis.
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Re: Ma vérité sur la prépa.

Messagepar lasombra » 11/02/2010 02:13

Certes, c'est mignon comme témoignage, mais je le trouve pas spécialement "génial" (c'est pas le mot, mais là je trouve pas mieux).

Je suis pas d'accord pour "les 2 ans de connaissances qui servent à rien", même si j'étais pas entrée en école de commerce par la suite, j'aurais été contente d'avoir fait une prépa sur le "plan académique", les progrès qu'on fait en langues sont juste hallucinants (dans la rigueur, la précision, les nuances, ...), on a quand même des bonnes bases de culture générale, ...
Et intellectuellement parlant, ça reste beaucoup plus stimulant qu'un calcul du coût de revient du produit 2 dans l'entreprise A, ou que les comptes 512 et 101.
C'est ptet' plus a posteriori qu'on se rend compte de cela -encore que, parfois j'étais intéressée par les cours de Français, de Philosophie, et de Langues- mais ça n'en reste pas moins vrai.

De même pour le "on nous cache qu'il y a une charge insurmontable de travail", euh, nan mais c'est un peu le but de la prépa, et c'est dit assez clairement "on va vous assommer avec le nombre affolant de connaissances à digérer, ça sera à vous d'apprendre à trier les informations, de vous organiser, d'aller à l'essentiel, ...".

Sinon pour ce qui est de la compet' et de l'ambiance de classe, perso j'ai pas vu la différence avec le lycée, t'as toujours des cons obnubilés par la compet', les hypocrites, les jaloux, une bonne entente superficielle de l'ensemble de la classe, et une entraide au sein de chaque groupe d'amis. Rien de nouveau.

Et pour ce qui est le fait d'être en couple, je vois pas ce que ça vient foutre là dedans, c'est plus une question de personnalité et de la relation éventuelle que t'entretiens avec l'autre qui fait que ça tient ou pas en prépa, que la prépa elle-même.

Je cherche pas à minimiser la pression que l'on ressent, les baisses de moral que l'on essuie assez régulièrement, la difficulté de rester véritablement en contact avec le monde extérieur (idem est tous les gens qui ne sont pas en prépa avec toi), l'impression de se noyer, le sentiment d'échec, les crises de surmenage, les remises en question sur l'orientation qu'on a choisie, la sensation d'avoir été poussée à aller en prépa et s'y sentir bloquée ...
Mais tout cela ponctué par de courtes phases euphoriques avec l'envie de réussir, de sortir de là, ou tout simplement des délires complètement cons qui nous font rire juste parce qu'on est en prépa et qu'on est complètement fatigués.
Et au final, ça finit par devenir une habitude, la prépa c'est les montagnes russes du moral -bon c'est un fait, elles ont plus tendance à descendre vite très bas que remonter. Et j'aurais très bien pu écrire un post semblable au tien dans un de mes moments de baisse de moral -qui furent très très nombreux.

Bref, il est certain que la prépa n'est pas faite pour tout le monde, et que souvent en tant que "bons élèves" (au lycée), on a tendance à envisager automatiquement la prépa et ce, peut-être à tort !

Peut-être faudrait-il dédramatiser les enjeux, dans le sens où par exemple en prépa littéraire, ça ne choque personne qu'après 1 an ou 2 ans, on aille en Fac' ou qu'on se réoriente (IEP, Ecoles de commerce, ...).
Faut arrêter de se dire que t'es vraiment un loser si tu finis pas ta prépa ou que tu ne finis pas en école de commerce. Il y a plein de passerelles et d'opportunités : les IEP, la fac de droit, la fac d'éco, les iut GEA, ... Et que c'est pas un drame de se rendre compte qu'on n'est pas fait pour rester en prépa, et non, ça ne sera jamais "un ou deux ans de perdus !".

PS : Bon j'espère que j'ai pas trop fait de coquilles parce que là j'ai pas vraiment les yeux en face des trous.
lasombra
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