Anticiper le et sa carrière

Bien se connaître

Mieux on se connaît, mieux on peut se vendre. Avant de se lancer dans une recher d’ ou de stage, il faut donc identifier ses acquis et expériences.

Il faut dégager ses points forts selon les trois axes qui intéresseront le recruteur, à savoir le parcours pédagogique, l’expérience professionnelle et la personnalité. Un bon exercice pour cela est de prendre trois feuilles et d’inscrire sur chacune ses connaissances, ses compétences et enfin ses qualités.

Les connaissances sont ce que l’on apprend pendant les années de formation et ce  à quoi elles peuvent servir. Mais les connaissances ne se limitent pas au parcours scolaire : les passions et hobbies en font également partie, et cela peut faire la différence au moment du recrutement.

Les acquis doivent faire l’objet d’un questionnement : à quoi cela peut-il me servir dans une entreprise ? Il faut alors déterminer les domaines dans lesquels on réussi le mieux pour les mettre en valeur au travers de scores obtenus au TOEIC ou au TOEFL pour l’anglais par exemple. Il faut procéder de la même manière pour les stages déjà effectués, qui constituent des atouts, surtout s’ils sont longs (6 mois, voire un an).

Pour un stage, d’autant plus s’il ne s’agit pas d’une candidature spontanée, il y a souvent plusieurs candidats pour un même poste. Dés lors, c’est la personnalité qui jouera un rôle déterminant.

Enfin le projet professionnel tient une place très importante : il convient de penser son projet professionnel idéal. À partir de là, il faut que chaque expérience amène une pierre à l’édifice, afin d’atteindre un jour ce poste rêvé.

Bien connaître les métiers de l’entreprise

Pour rédiger un argumentaire adapté aux attentes de l’employeur, il faut bien connaître les métiers que l’on cible.

Le tout est de bien cerner les compétences exigées par chaque domaine et poste. En saisissant bien les enjeux on est alors capable de saisir très vite l’importance de ses tâches et d’être plus efficace, ce que recherchent les recruteurs.

Les domaines sont toutefois nombreux et variés, il faut réellement prendre le temps de bien les appréhender. Cela va du des ressources humaines à la gestion-comptabilité en passant par les BTP. Connaitre ces domaines permet aussi de définir son projet en fonction des goulets d’étranglement qui se forment à la sortie de certaines formations très populaires.

S’intéresser aux métiers d’avenir

Les métiers d’avenir sont dans les secteurs de l’assurance et de la banque, qui recrutent de nombreux cadres. Des facteurs structurels (notamment le vieillissement de la population) amènent naturellement à un développement du domaine médical, et l’industrie continue de recruter. Mais il ne faut pas se limiter à cela.

En effet de nouveaux métiers font leur apparition. Il faut se tourner vers les secteurs qui innovent pour trouver ces nouveaux postes. Dans les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) par exemple avec les postes de «community manager» ou «mershandiser» qui utilisent les nouvelles possibilités offertes par l’internet pour développer des stratégies commerciales originales.

Choisir la bonne entreprise

Les étudiants ont tendance à rechercher un poste dans une grande entreprise. Les perspectives d’évolution y sont plus importantes. Il ne faut cependant pas négliger les PME, qui sont, certes, moins hiérarchisées, mais présentent elles aussi de nombreux points forts.

Ces dernières ont une politique salariale moins élaborée, mais cela donne l’opportunité d’accéder à des postes stratégiques plus rapidement. De plus les relations humaines y sont plus chaleureuses et les salariés sont plus polyvalent et autonomes.

Il faut donc bien peser le pour et le contre, qui varient en fonction des entreprises, et choisir en fonction de ses objectifs et acquis. Il ne faut pas perdre de vue que la diversité est un point fort pour des étudiants : si l’on a déjà effectué un stage dans une PME il est intéressant de découvrir le fonctionnement de grandes entreprises, et réciproquement.

Éviter les secteurs “bouchés”

Il faut bien noter que certains secteurs sont bouchés. Cela ne vaut pas dire qu’il faut les éviter à tout prix, mais il faut être bien conscient des difficultés à trouver un poste dans ces domaines.

La communication fait partie de ces domaines bouchés. Les jeunes sont attirés par ces postes mais ils sont en fait assez rares. Par exemple seuls 5 % du personnel de Total ou BNP Paribas travaillent dans ces secteurs. Cela représente dont peu d’emplois pour trop de candidats. Le marketing et la publicité sont dans le même cas…

Optimiser sa candidature

Bien évaluer les attentes des entreprises

Les entreprises attendent des qualités de la part du candidat idéal : il est nécessaire de les connaitre pour les développer. Les qualités du candidat doivent correspondre aux attentes (en général quatre ou cinq points principaux) des recruteurs, qu’ils identifieront au travers de tout ce qu’il observeront : poignée de main, regard, manière de répondre, etc.

Les entreprises cherchent l’assurance, sans arrogance. Les diplômés n’ont encore rien prouvé, il faut donc faire preuve de et d’ambition, mais il faut également savoir rester à sa place.

Savoir faire preuve de charisme et d’ambition est aussi un ingrédient du succès. Il s’agit là de la capacité à mobiliser autour d’un projet, de faire preuve de leadership.

Enfin, l’écoute participative est un bon moyen de montrer son intérêt et sa perspicacité. Pour le montrer il suffit de rester concentré, de prendre quelques note. Cela permet de ne pas poser de questions auxquelles le recruteur a déjà répondu, et de faire preuve d’intérêt. Il faut aussi montrer que l’on n’a pas choisi cette entreprise au hasard d’une annonce mais bien parce que l’on veut ce poste en particulier.

Rédiger le meilleur

Ce qu’un recruteur cherche dans un CV est tout simplement la réponse à son annonce. Il faut donc bien faire correspondre le CV à l’entreprise que l’on sollicite.

La mise en page est importante. Elle doit être aérée, de manière a laisser respirer le lecteur, mais aussi de montrer une capacité à synthétiser. Une marge est indispensable autour du CV, est une marge à gauche plus large peut permettre au recruteur d’y inscrire ses annotations. En France le CV d’un jeune diplômé ou d’un étudiant doit faire une page, ni plus, ni moins.

Les premières informations concernent l’identité : prénom, nom, âge (plutôt que la date de naissance), adresse postale, numéro de téléphone et adresse e-mail. Il faut ensuite indiquer les expériences, les missions et les résultats. Sur le cursus, les études supérieures suffisent (on peut mentionner le bac pour la recherche d’un stage en cours d’études). Il faut néanmoins rester précis sur les établissements fréquentés, les langues maîtrisées, les capacités en informatique, etc.

Les autres activités peuvent servir à orienter la discussion lors d’un entretient. Au travers de celles-ci il faut essayer de montrer un certain dynamisme, de l’endurance ou de la créativité par exemple.

Écrire la lettre de motivation parfaite

La lettre de motivation vient en complément du CV, mais ne le remplace en aucun cas. Elle a pour but d’expliquer les raisons qui vous poussent à postuler à ce poste en particulier.

La mise en page doit être classique. En haut à gauche doit se trouver les prénom, nom et adresse du demandeur. A droite le nom de la ville et la date. En dessous, toujours à droite, doit figurer le  nom du destinataire, celui de l’entreprise et son adresse. C’est une manière de monter que l’on s’est renseigné sur l’interlocuteur, même si l’on postule via internet. Par ailleurs, la signature, en bas à droite, est aussi obligatoire par mail.

Le contenu doit être simplement articulé autour de trois axes : vous, moi, nous. Il faut dans un premier temps expliquer ce qui a motivé la candidature (particularité de l’entreprise, bons résultats, position de leader, etc.). Ensuite, c’est la partie la plus importante, les compétences en relation avec le poste. Il faut alors se projeter dans le poste que l’on convoite pour exprimer les ce que l’on pense pouvoir apporter à l’entreprise. Enfin, il faut montrer que vous pourrez apporter à l’entreprise sur le long terme, que l’entreprise vous apportera également.

Enfin il faut demander un rendez-vous. La sollicitation d’un rendez-vous est suivie d’une formule de politesse, et de la signature. Il ne faut pas hésiter à relancer, cela ne fera que démontrer la motivation du candidat.

Décrocher le stage rêvé

Exploiter les bonnes sources d’information

Pour trouver un stage ou un emploi, il convient de rester bien informé. Pour cela il existe des organismes, dont les sites web sont de précieuses sources d’informations.

Les principaux sont l’APEC pour le recrutement des cadres, l’APECITA pour l’agroalimentaire, l’ANPE et l’AFIJ dont les services sont assez similaires à ceux proposés par l’ANPE.

Il est très important de se tenir informé, non seulement pour définir les domaines qui connaissent des difficultés et ceux qui se développent, mais aussi pour prendre conscience du marché de l’emploi, ce qui peut être un atout lors d’un entretien.

Optimiser ses approches

Il y a différentes techniques d’approche. La plus traditionnelle est la réponse à des annonces. Mais ce n’est pas la plus efficace.

La postulation spontanée est souvent payante pour les PME. En effet, on est moins susceptible d’être en concurrence avec d’autres candidats si l’on postule spontanément, d’autant plus s’il s’agit d’une PME, qui ne bénéficie pas toujours d’une grande notoriété. Voilà pourquoi il ne faut pas rechigner à intégrer une PME et pourquoi il est important de rester informé.

Plus de 60 % des postes seraient décrochés par le marché caché, dont le réseau. Ce n’est pas du piston, mais simplement un travail sur ses relations professionnelles. C’est la sollicitation d’un ancien camarade pour obtenir le bon numéro de téléphone, etc. Le réseau est l’ensemble des contacts que l’on se crée au cours de son parcours scolaire, professionnel et extra-professionnel.

Aujourd’hui, il faut se rendre visible sur le web. Cela passe par de nombreux biais. Il faut d’abord soigner ses réseaux sociaux, qui sont à présent des outils de sélection… Mais la mode est également au développement de blogs professionnels qui viennent compléter le CV et la lettre de motivation.

Enfin, il ne faut pas hésiter à se rendre dans des salons dédiés à l’emploi ou aux stages. Ce sont des endroits privilégiés pour le dialogue et la découverte de nouveaux métiers. Les apports, même si l’on ne trouve pas de stage ou de poste, ne sont pas négligeables ! C’est aussi comme cela que l’on élargit son réseau.

Se faire embaucher

Réussir l’entretien

Il n’existe pas de méthode miracle pour réussir un entretien. Cependant quelques astuces peuvent aider à s’en sortir et certains comportements sont à proscrire.

D’abord, il faut à tout prix être à l’heure. Ensuite il faut éviter de trop se parfumer, de mâcher du chewing-gum, s’asseoir sans y avoir été invité ou laisser son portable allumé pendant l’entretien. Ce sont des choses banales auxquelles il faut pourtant penser. Le CV ne doit pas faire l’objet d’une récitation : c’est un support pour évaluer les compétences, un résumé et l’entretient est une opportunité de le mettre en valeur par des explications au sujet de ce qu’il évoque. Enfin, il ne faut pas trop parler, sans écouter, couper la parole à son interlocuteur, répondre «je ne sais pas», et aborder trop tôt des question matérielles.

Inversement, il y a des attitudes à adopter. L’entretien est un enjeu pour les deux parties : l’entreprise cherche à la fois à vendre son poste et à évaluer le candidat ; le candidat veut s’assurer que l’offre correspond bien à ce qu’il recherche et doit convaincre le ou les recruteurs qu’il est fait pour ce poste qu’il convoite. Ainsi il doit y avoir un échange : il ne faut pas considérer son recruteur comme un ennemi, bien au contraire.

On sait qu’un étudiant ou un jeune diplômé n’a pas toujours une idée précise de ce qu’il veut faire dans 30 ans, mais on lui demandera néanmoins d’avoir une vision claire de ses projets à court terme, de son premier poste et de la place qu’un stage tiendra dans son parcours.

Négocier son contrat et son salaire

Il faut avant tout se faire une idée de sa valeur sur le marché. Cela peut prendre des formes très différentes, mais en général, les entreprises paient le minimum légal. Il faut donc se renseigner sur le cadre légal des stages. Le minimum légal est de 436,35 € par mois, dès deux mois de stage.

Ensuite il est intéressant de faire jouer son réseau pour obtenir des informations quant à la rémunération d’un certain type de poste. Des grilles de salaires sont également disponibles dans certaines entreprises. Il est également tout à fait envisageable de trouver d’autres terrains d’entente que le salaire. Il existe d’autre gratifications, comme des véhicules de fonction, de avantages sociaux, des primes, etc.

Enfin, ces questions ne sont à aborder qu’à la fin de l’entretien : il ne faut pas faire passer ce message que le salaire est la principale motivation du candidat !

Réussir son stage

Rendre la vie en entreprise agréable

Les jeunes passent pour être enthousiastes et motivés. Il ne faut pas briser le mythe. L’attitude à adopter lors d’un stage se limite à un comportement normal doublé de motivation et de curiosité.

Il faut communiquer avec ses manager et collègues : garder ses difficultés pour soi n’est évidemment pas une attitude à adopter. L’idée est de discuter des problèmes pour connaître les manières de les dépasser. Dans le cadre d’un stage ce comportement est essentiel : il permet de découvrir et comprendre le poste que l’on vient découvrir.

Réussir sa sortie

Lorsque le stage arrive à terme, il convient simplement de garder contact avec l’entreprise : c’est encore un moyen d’élargir son réseau. Une sortie réussie n’est pas difficile. Remercier son employeur, et garder contact sont important, d’abord parce que c’est un comportement normal, et parce que l’on peut donner suite à ce stage dans certains cas.

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