Comment les entreprises séduisent les étudiants…

Les entreprises ré-investissent les campus (et y investissent)…

Après une légère désaffection au début du XXI ème siècle, les entreprises font leur grand retour sur les différents campus de France et de Navarre, notamment pour recruter.

Néanmoins les entreprises ont légérement changé et diversifié leur approche: elles privilégient désormais les actions ciblées et bénéficiant d’une image positive, élégante (sponsoring d’événements sportifs, de petits déjeuners), en plus des habituels forums de recrutement.

Jean-Louis Scaringella, qui observe en outre une professionnalisation des entreprises dans leurs approches des étudiants. «Il y a désormais une fonction identifiée : celle de campus manager. Depuis cinq ou six ans, cette dernière se professionnalise.» Les opérations séduction passent toujours par des événements classiques tels les forums, les présentations en amphithéâtre baptisés trivialement «amphis-retape».

En dehors des forums et autres amphis de présentation, un autre moyen pour les entreprises d’assurer leur présence sur un campus se développe de plus en plus: le business game. Ainsi Bouygues Construction organise depuis 1997 un jeu pour recruter ses futurs cadres et ingénieurs: le jeu consiste à financer, construire et gérer la maintenance d’un pôle universitaire de 2 000 étudiants dans une ville imaginaire. Rien que ça.

«Ce jeu constitue une très belle vitrine pour nous. Les étudiants de l’Edhec ont découvert la complexité des montages financiers de nos métiers. C’est moins cher qu’une campagne de publicité et plus efficace», admet François Jacquel, le DRH du groupe.

Point culminant des relations Ecole/Entreprise: la chaire. L’entreprise s’implique (notamment financièrement) pour aider les professeurs et étudiants à travailler sur des thématiques qui la touchent directement. L’avantage est double pour l’entreprise: elle bénéficie des travaux de recherche et acquiert une très bonne image auprès des étudiants de l’ école.

Quid de l’ éthique et de la déontologie ?

Jean-Louis Scaringella, directeur d’ESCP-EAP estime que toutes les entreprises sont les bienvenues à l’école «dès lors qu’elles respectent une certaine déontologie, conclut-il. Nous les accueillons pour qu’elles délivrent une information. Mais le cours est donné par un professeur. Je n’accepterais jamais des interventions qui, sous maquillage académique font la promotion d’un produit.»

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