Corrigé : La vérité est-elle la fin de la représentation ?

Tout d’abord, précision de principe, qui ne choquera personne, la fin, ce peut être aussi bien le but que la mort. Il fallait le dire, c’est fait. Pas de plan, juste un certain nombre de remarques.

Quel rapport entre vérité et représentation? De manière classique, la vérité est adéquation (de la pensée) avec le réel. Et la représentation, elle, n’est qu’une approche de ce réel (une modélisation dirait mon prof de microéconomie, ;-)). Et le sujet est résolu (presque…).

La vérité est alors, d’une certaine manière, la fin de la représentation, qui, par définition, cherche à tendre vers l’adéquation ci-dessus mentionnée. Cf Hegel. Mais, toujours selon lui, la représentation (l’art, ici) comporte ses propres limites, et ne peut atteindre la vérité (la Raison) et doit se « transformer » en religion, etc. But, inaccessible, donc non final.

Mais abordons le sujet du seul point de vue de mort=fin, côté, à mon humble avis, plus délicat. Posons ainsi la question: qu’arriverait-il à la représentation si la vérité nous était révélée? Elle disparaîtrait (Arendt, la crise de la culture), la vérité s’imposant nécessairement. Est-ce certain? Je ne le crois pas. Supposons toujours cette vérité « établie ». L’homme serait dépourvu, dès lors, de tout sentiment, le coeur, pour faire simple, ayant, selon Arendt, cédé à la raison. Et quelle liberté si tout est connu d’avance? On le voit, la vérité ne sonnerait pas le glas de la représentation, mais au cntraire, lui redonnerait nouvelle force, au moins à celle de type artistique. Expliqueons-nous: l’artiste serait confronté à une nouvelle contrainte: demeurer homme, libre, soumis à des sentiments, etc. La vérité n’est en définitive pas même le but de la représentation, qui ne vise que l’humain.

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