La classe préparatoire, tout comme les BTS d’ailleurs, revêt la particularité d’être localisée au sein d’un lycée (même si certaines commencent à être localisées dans les universités). Cela pourrait laisser penser, à tort, qu’elle est un copier-coller du lycée. Pourtant, dès les premiers jours, le nouvel élève de classe préparatoire se rendra compte qu’il n’en est rien. Cet article a pour objectif de vous présenter tout d’abord les éléments qui maintiendront l’élève dans un environnement familier puis ceux qui différencient la classe préparatoire du lycée.


Entrée en prépa: quelle différence avec le lycée?

La classe préparatoire : des repères « logistiques » stables dans la continuité du lycée

Le lieu

Le premier point commun entre les classes préparatoires et les lycées sont dans l’immense majorité des cas les locaux. En effet, la plupart des prépas sont une des formations proposées par un lycée. De ce fait, la salle de classe est celle d’un lycée, l’étudiant de classe préparatoire côtoiera les élèves lycéens pendant les récréations ou encore à la cantine. Il pourra également profiter des différentes installations du lycée et notamment du CDI. Cependant, il ne sera pas rare que les différentes classes préparatoires soient regroupées dans un espace précis du lycée. Une caractéristique est que chaque classe préparatoire a en général sa propre salle de cours, cela évite aux étudiants de se déplacer aux intercours.

L’organisation

Là encore, l’organisation générale est très proche de celle du lycée. A commencer par la taille de la classe : même si les promotions de certains lycées peuvent atteindre une cinquantaine d’étudiants, l’effectif reste réduit comparé à ce qui se voit dans les amphis de l’Université. L’étudiant se situe encore dans un contexte « classe ». L’emploi du temps est fixe pour toute l’année scolaire, chaque matière est enseignée par un enseignant spécifique.

La classe préparatoire : tout de même beaucoup de changement

L’entrée en classe préparatoire est souvent source d’inquiétudes pour les néobacheliers. La faute à ses nouveautés dont ils ont souvent entendus parler, sans forcément bien appréhender de quoi il s’agît. Alors qu’est-ce qui vous attend en arrivant en ?

Les khôlles ou colles ou encore plein d’autres orthographes

Il s’agît probablement d’un des paramètres qui inquiète le plus le nouvel élève de classe préparatoires. Par khôlle, on entend interrogation orale, individuelle la plupart du temps, sauf en mathématiques où les élèves passent en général par 3 simultanément. Si redoutées, les khôlles sont pourtant de mon point de vue un des éléments, si ce n’est l’élément, le plus utile et le plus efficace dans la formation du préparationnaire. Tous les 15 jours, l’élève passe un oral de 20 minutes en HGE ou AEH, culture générale, langue vivante 1 et un oral d’une heure en maths. A cela, s’ajoute au rythme moyen d’une par mois, une khôlle de langue vivante 2.

S’il est vrai que ces interrogations orales sont, surtout au début, source de stress et d’appréhension car il n’est jamais évident de se retrouver seul face à l’enseignant en situation d’évaluation, elles sont également l’occasion de progresser à l’oral et dans les différentes matières. En effet, l’oral est un exercice souvent délaissé au lycée, s’exprimer à l’oral deux ou trois fois par semaine amène l’élève à développer une relative aisance qui lui servira d’abord lors des concours, mais également tout au long de sa vie professionnelle. Aussi stressante qu’elle soit, cette interrogation orale est également l’occasion d’avoir un échange privilégié avec son enseignant et des remarques et conseils individualisés. Enfin, la régularité des khôlles encourage aussi la régularité du travail personnel dans toutes les matières, facteur principal de réussite en prépa.

Ainsi, même si les khôlles vous font peur, essayez de les percevoir comme une chance inestimable qui vous est donné et comme un élément clé de votre réussite en classe préparatoire et après.

Des notes souvent en baisse par rapport au lycée

Le mythe des mauvaises notes en prépa, et même celui des notes négatives, est un des plus répandus. Est-ce un simple mythe ? Tout dépend de votre niveau tout d’abord et aussi de votre prépa. Cependant, un certain nombre d’éléments font que vos notes ont toutes les chances de baisser en classe préparatoire :

  • Les élèves arrivant en classe préparatoire sont ceux qui avaient les meilleurs résultats en terminale. Comme d’une manière générale, les notes se répartissent toujours sur une échelle assez large, parmi ces meilleurs élèves de terminale, il y en aura forcément qui vont devenir les moins bons de prépa.
  • Dans certaines matières, les enseignants vont adopter dès le début de l’année le système de notation que vous aurez au concours. Il est tout à fait normal à ce moment-là que vous n’ayez pas de bonnes notes dès le début de la première année. Cependant, cela a l’intérêt de vous permettre d’évaluer votre niveau réel en vue de votre objectif au bout de la deuxième année.
  • Lorsque vous regardez les barres d’admissibilité et les moyennes au concours, vous verrez que celles-ci sont parfois très basses (en dessous de 10). Pour les toutes premières écoles, elles sont aux alentours de 12-13. Cela doit également vous aider à relativiser vos notes.

Les mauvaises notes en prépa sont donc fréquentes et … normales. Toute la difficulté pour celui qui n’a jamais été confronté à de tels résultats est de réussir à relativiser. Il faut pour cela s’appuyer sur son dans la classe, ses progrès et les moyennes d’admissibilité aux concours. Car c’est là la dernière différence avec le lycée, vous ne préparez plus un examen mais un concours.

Plus d’examen mais des concours

Votre scolarité au collège se clôturait par le brevet, celle du lycée par le baccalauréat. Dans les deux cas, la règle était simple et vous aviez toutes les cartes en mains : il fallait 10 pour obtenir le diplôme, 12 pour la mention Assez-Bien, 14 pour la mention Bien et 16 pour la mention Très Bien. A priori, cela diminuait grandement le stress. Vos deux années de prépa se termineront d’une toute autre façon, par un concours. Celui-ci ajoute un stress supplémentaire car même si vous disposez de bons indicateurs avec les statistiques des années précédentes concernant les barres d’admissibilité ou les pourcentages d’ de votre prépa, vous ne pouvez être sûr. Les barres bougent tous les ans. De même, il ne s’agît plus d’être bon ou très bon, il s’agît (simplement ?) d’être meilleur que les autres… ou moins mauvais… Le fait de ne faire que quelques questions d’un sujet de maths (d’HEC en particulier) ne signifie pas forcément que vous aurez une catastrophique… si les autres en ont en moyenne fait beaucoup moins. De même, finir un sujet ne sera pas non plus synonyme systématiquement d’une excellente si le sujet était simple et que tout le monde l’a fini. Dans ce cas, la différence se fera ailleurs, dans la rigueur de la rédaction par exemple. Ainsi, dans une épreuve de concours, il faut s’accrocher jusqu’au bout, aller chercher le moindre quart de point, le mental joue finalement un rôle très important.

Pour vous entraîner, vous aurez tout au long des deux années des concours blancs. Vous apprendrez ainsi à gérer le temps, à réagir face aux sujets sur lesquels vous ne connaissez rien et surtout vous vous rendrez compte qu’il y a parfois (souvent) une grande différence entre le ressenti pendant l’épreuve et votre résultat final. Vous apprendrez ainsi à relativiser.

Enfin, la dernière différence entre l’examen et le concours est la durée : le brevet durait 2 jours, le baccalauréat une semaine, vos concours s’étaleront quasiment sur un mois. Il s’agît donc d’une longue épreuve de fond où la fatigue physique jouera également un grand rôle. En temps voulu, je vous conseille d’aller consulter l’article suivant : http://www.prepa-hec.org/conseils/organisation-concours/

N’hésitez pas à réagir sur le forum pour nous faire part de votre ressenti durant ces premiers jours de prépa : http://www.prepa-hec.org/forum/rentree-2013-premiers-jours-prepa-t23393.html

Bonne année scolaire à tous !

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