Aaaaa !! Ces sacrés oraux...Si on m'avait dit que j'aurais autant de problèmes pour deux simples oraux (à Grenoble et à Marseille).
Je me suis dis en prenant mes dates pour ces deux oraux sur minitel qu'il valait mieux que je dorme deux jours à Marseille avant d'aller à Grenoble (l'école qui m'intéressait). Tout avait bien commencé pourtant dans cette chaude après-midi d'été : le soleil, les calanques, un accueil chaleureux.
Mais, premier problème, j'avais réservé une chambre en cité universitaire et ces ###@~@# avaient paumé ma réservation. Ils m'ont expliqué que toutes les places étaient prises en cité universitaire et j'ai donc dû reserver un hébergement chez une étudiante (sans intention lubrique, à la veille d'un rendez-vous important). La soirée très animée où l'on nous fait piccoler à mort et chanter des chansons paillardes ne m'enchantait pas trop donc je décide de partir chez l'étudiante en question (on l'appellera Raymonde pour les raisons du récit) vers 10h30.
Or, un type (on l'appellera Eugène) avait déjà dormi chez Raymonde (c'est en tout cas ce que je pensais) le soir précédent et disposait des clés pour son appart. Je demande le numéro d'Eugène auprès de l'accueil. J'appelle Eugène (comment faisait-on avant les portables ?) et demande à lui parler. Il se trouvait alors dans la salle servant de restaurant. Eugène vient ensuite me voir et je lui propose de rentrer avec lui parce que je ne connaissais pas le chemin pour aller chez Raymonde. Il me dit qu'il adore les soirées de gros beaufs (euh...je ne suis pas sûr de traduire sa pensée avec justesse) et qu'il préfère rester un peu plus longtemps. Il me file les clés de l'appart. Je lui demande des renseignements supplémentaires : où habite Raymonde ? Il me dit qu'il n'en sais rien. Il m'explique que c'est elle qui l'a raccompagné la veille et qu'il ne saurait trop me dire le chemin qu'ils ont emprunté.
Il ajoute que c'est assez loin de l'école. Mais je lui demande alors comment il a fait pour retourner à l'école ce matin. Il m'explique qu'il s'est débrouillé comme il a pu en prenant une rame de métro sans trop savoir où il allait. Muni de ces maigres explications, j'essaie d'en savoir un peu plus en m'adressant à l'accueil : on me donne l'adresse de Raymonde et on m'encourage à prendre l'une des navettes qui circulent entre l'esc et la ville de Marseille. Je ne prends pas la peine d'appeler Raymonde, dont l'accueil m'avait donner le numéro, car ces renseignements me semblaient amplement suffisants.
Nous étions très nombreux à attendre ces @{###@ de navettes. Je poirotte 3/4 d'heure puis je parviens finalement à m'engouffrer dans une Renault Espace conduite par une certaine Mégane. Je lui donne l'adresse de Raymonde. Comme nous étions 6 dans l'Espace, Mégane fait un long trajet pour mener chacun à son logement. Je suis comme par hasard l'avant dernier à être déposé. On me dépose devant un immeuble. Je prends alors mes affaires et les descends de l'Espace. Puis l'Espace stationne un moment pour voir si je suis bien au bon endroit. Je prends les clés de l'appart, essaie une des clés, puis l'autre, ça ne marche pas. Il me vient à l'esprit que l'on ne m'a pas déposé au bon endroit.
Mais cette grognasse de Mégane profite de ce moment pour s'éloigner sans avoir vu que je restais comme un con devant cet immeuble situé en plein milieu de nulle part. Il était alors 1h15, je ne voyais rien. D'ailleurs, je ne sais même plus comment j'ai réussi à essayer mes clés sur la serrure de l'immeuble. Je décide d'appeler Raymonde, quitte à la déranger dans son sommeil. Surprise : elle me répond, m'explique que je suis effectivement en bas de chez elle mais que je dois dormir chez son petit copain...De mieux en mieux...une relation à 3 peut-être... Elle me dit que l'appart n'est pas très loin (tout de même 20 minutes à pied dans un quartier plutôt chaud de Marseille). Je transporte ma lourde valise jusqu'à mon lieu d'hébergement, en proie à une fatigue de plus en plus grande.
Raymonde me fait découvrir l'appart de son petit ami : je suis agréablement surpris...Il est plutôt grand avec deux pièces + une cuisine où circulent quand même quelques blattes et une petite salle de bain. Elle me donne quelques conseils pour retourner à l'esc le lendemain. Je constate que ça n'est finalement pas très compliqué contrairement à ce que m'avait dit Raymond. La station de métro est à deux pas de l'appart. Je n'ai qu'à me rendre à la gare de Marseille en métro. Là-bas, des navettes peuvent m'emmener à l'esc. Lorsque je m'endormis il était deux heures du mat'.
J'appris un peu plus tard que ceux qui avaient été en cité universitaire avaient connu eux-aussi des problèmes. Il y avait beaucoup de bruit dans les chambres, il n'y avait qu'une douche par étage. Et il n'y avait une navette qu'à 7 heures et 9 heures.
Le séjour à Grenoble se passa un peu mieux mais la soirée (la beuverie devrais-je dire) durait un certain temps et se passait dans un restaurant de la ville (donc impossible de partir avant la fin puisque l'équipe d'encadrement devait ensuite nous raccompagner vers nos lieux d'hébergement). J'eus la joie de découvrir une des merveilleuses cité universitaires de Grenoble. Le confort est relatif mais on est au moins relativement sûr de ce que l'on va découvrir contrairement à un hébergement chez l'étudiant (où certains étaient à deux par lit par manque de places disponibles à Marseille). J'arrive à la cité universitaire à minuit. Le rendez-vous était fixé à 7 heures le lendemain.
Je retiens de ces oraux plusieurs conseils :
- Ne pas participer aux soirées si l'on ne veut pas passer les oraux en étant éméché, fatigué, avec la voie cassée (par les chansons paillardes).
- Eviter les cités universitaires et l'hébergement chez l'étudiant. Mieux vaut assurer en allant à l'hôtel. Ca n'est pas beaucoup plus cher et c'est beaucoup plus peinard. A Grenoble par exemple, certains candidats logeaient dans un hôtel juste à coté de l'école : pas besoin alors d'être raccompagné...


