Vaganza a écrit:Maintenant, il est vrai qu'avoir des parents aisés peut aider pour avoir un cours de soutien en maths, etc. mais c'est tout ! Je peux vous assurer qu'à moins d'être profs, ils ne seront d'aucune utilité pour ce qui concernera vos exos de maths
Pour les exos de maths, certes. Mais des parents qui sont passés par des études longues (et en particulier par une prépa) trouveront plus facilement des mots et une attitude pour réconforter un élève en difficulté pendant sa prépa. J'ai connu une personne qui était la première de son entourage à décrocher le bac, le soutien de sa famille était « c'est pas grave, tu peux toujours aller en fac » quand il ramenait des sales notes de sa prépa. Sa famille ne comprenait pas ses difficultés, et il a eu du mal à finir son année.
À l'inverse, dans une dynastie d'ex-préparationnaires, ceux qui sont en prépa a le soutien de tout le monde, est aux petits soins pendant les concours... Le meilleur gâteau de la grand-mère, l'accueil royal chez l'oncle qui habite Paris pour les épreuves, les cartes postales d'encouragement la veille du concours, les coups de téléphone le lendemain.
La question de la souffrance psychologique en prépa et en école ne se pose clairement pas à tous, mais il est à mon avis trop rapide de la balayer d'un revers de la main. Surtout dans les meilleures écoles, il y a le côté Iznogoud : jusqu'au concours, il y a l'objectif d'être le meilleur, mais une fois le concours passé il faut commencer à raisonner en projet professionnel voire projet de vie et non plus en termes de classements et résultats scolaires. Ce virage-là, certains ont beaucoup de mal à le prendre parce qui ni leur famille, ni la prépa, ni parfois même l'école ne les y préparent.


