
La journée de travail d’un taupin moyen commence à 8 heures et se termine entre 11 heures et minuit, soit environ huit heures de cours et de trois à quatre heures de travail individuel. Il lui faut, après dîner, s’y remettre, relire ses notes, en revoir les points difficiles, et rédiger les devoirs à la maison, les plus longs demandant parfois une trentaine de pages manuscrites. Le taupin s’octroie peu de vacances, surtout en maths spé, où février et Pâques se voient sacrifiées sur l’autel des révisions. Il rentre chez ses parents le week-end, charriant de lourdes valises remplies de classeurs, « s’y remet » dès le samedi matin, puis le dimanche, jusqu’à cet appel angoissant du retour, les valises à nouveau. « Au revoir papa, au revoir maman »… Le devoir l’appelle, il a une mission à accomplir, celle que lui confient sans le dire ses parents en lui faisant signe à travers la fenêtre du train corail. Il profite du trajet pour revoir ses cours, puis c’est l’arrivée à Lyon Perrache. Le taupin galère dans le métro avec sa valise surchargée dont les roulettes fatiguées couinent jusqu’à ce qu’il atteigne enfin la porte de sa chambre. Retour en cellule. La serrure résonne dans le couloir lorsqu’il la referme derrière lui pour déballer ses affaires et préparer sa journée de lundi. Mercredi, il s’offrira peut-être un thé au citron et une demi-heure de promenade au Parc de la Tête d’Or. L’orgie…
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