regiis a écrit:C'est un autre débat, mais personnellement, ça m'a toujours fait grincer les dents de lire que les familles impliquées dans les subprimes en étaient à l'origine. La plupart de ces gens n'y connaissent rien. Dans un pays où tout se vit à crédit, un "pro" de la banque vous assure que payer une maison est possible même au regard de vos revenus très modestes, vous n'y connaissez rien, vous le suivez. L'appât du gain c'est dans ces offres que je le vois, pas dans la demande. Et aussi la stupidité de croire que le risque n'était qu'individuel, mais que l'ensemble n'était pas risqué..
Ça n'est pas un autre débat : c'est le mécanisme déclencheur de la crise actuelle, et ça a été un des moteurs de croissance (et surtout d'inflation « cachée » à cause du prix des logements) depuis 2001. Il est vrai que les ménages ont l'excuse de ne pas avoir de connaissances en économie, mais cet argument peut être appliqué exactement de la même façon aux banques qui ont proposé les crédits titrisés : elles ne savaient pas que les ménages feraient défaut en si grand nombre : l'élément qui a mis le feu aux poudres, c'est la hausse des taux de Bernanke en 2007. On pourrait donc dire que « les banques ne sont pas responsables car elles ne savaient pas ».
Mais on voit bien que ça ne fonctionne pas. Premièrement, parce que c'est le métier des banques de prévoir la situation économique et le risque de défaut de contrepartie, mais également parce qu'elles étaient en mesure de le faire, certaines ayant prévu les subprimes (ex: Goldman Sachs). De la même façon, les ménages doivent savoir faire leur autocritique, et se rendre compte que la situation n'était pas soutenable pour eux.
De toutes façons, ces 2 acteurs économiques ont pris une grosse claque avec l'éclatement de la bulle immobilière, ce qui devrait faire office de remise à l'ordre pour les prochaines années. En espérant que ça soit la fin des faillites, et que les États tiennent le coup.
regiis a écrit:Mahuf a écrit:La formation en école de commerce se résume généralement à suivre quelques cours purement technique d'un oeil distrait.
Exactement, et je trouve pas ça normal compte-tenu des cartes qu'on a en mains en sortant de l'école.
En sortant d'école, ça ne change pas grand chose : d'étudiant, on devient analyste, et on se contente surtout d'appliquer ce qu'on nous demande d'appliquer, sans trop avoir de marge de manoeuvre, ni de possibilité de prise d'initiative. Les postes sont bien payés, certes, mais laissent peu de liberté (exemple : audit, finance, conseil, contrôle de gestion).