La BCE au jardin

« Mais je vais passer mes dans un jardin ! » m’étais-je dit en téléchargeant ma convocation il y a déjà plusieurs semaines de cela.

La réalité était moins glamour. Délocalisée au lycée du à pour les de la BCE, j’ai du quitter mon lycée préféré (’s rule !) pour passer 8heures par jour dans des préfabriqués bercée par le doux bruit du train qui passe juste à côté.

J’étais un peu verte. Cela voulait dire aussi que j’allais devoir me lever plus trop tôt et galérer pour trouver ma salle, puisque l’administration du Parc trouve  drôle de nous faire changer de « salle » (enfin de préfa quoi) entre chaque épreuve.

Mais je ne suis pas là pour critiquer un autre lycée, il faut être gentil (« C’est ton frère il est gentil fais-lui un bisou »). Non je suis là pour témoigner : OUI ! On peut survivre à deux semaines et des poussières de concours.

Concrètement comment ça s’est passé ?

J’ai très mal dormi la première semaine, moi qui frimais aux Ecricomes, je me suis trouvée fort dépourvue lorsque la bise fut venue et que les réveils intempestifs de milieu de nuit ont commencé à dessiner des cernes sous mes yeux.

J’ai essayé de ne pas me laisser destabiliser par les épreuves que j’avais le sentiment d’avoir raté (au hasard : les maths, censées être mon point fort qui se sont révélées être sans pitié) et de me réjouir des coups de pouce du destin. Comme le sujet d’AEH ESCP qu’on avait plus ou moins fait pendant l’année et qui m’avait passionné ou bien la spéciale casse-dédi que HEC m’a faite en philo (n’ayons pas peur des mots) « La vie est-elle autre chose que le théâtre de la cruauté ? » : mélanger le théâtre et le cours sur le mal avec les répliques entières de Caligula dont je me souvenais a été mon petit bonheur et ma fierté des concours.

J’ai vraiment apprécié la météo qui a été cool avec nous puisqu’il ne faisait pas trop chaud dans nos salles ainsi que mes amis préparationnaires qui m’ont vraiment permis de faire des coupures le midi et de me reposer.

Enfin je vous conseille vivement de ne pas réviser entre les épreuves que ce soit le soir ou le midi. Quand on a bossé à fond pendant 8 heures, espérer faire rentrer ne serait-ce qu’une date d’AEH dans votre cerveau transformé en chewing-gum est une dangereuse illusion. Personnellement j’ai juste relu mes formules en maths le matin avant l’épreuve et je pouvais me donner à fond pendant toute la journée à chaque fois.

Finalement le mythe BCE est vrai. C’est long, c’est fatiguant et c’est stressant. Il faut être concentré tout le temps et ne rien lâcher. Mais c’est un peu comme aller chez le dentiste : on se sent vraiment mieux après. Quand les dés sont jetés et que c’est aux correcteurs de s’arracher les cheveux sur nos gribouillis.

L’après-BCE ? Des vacances… A Barcelone ! Et beaucoup, beaucoup, beaucoup de sommeil. Maintenant il ne reste plus qu’à préparer les oraux… et à attendre les admissibilités – et ça va être long.

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