Beaucoup d’étudiants en Ecole de Commerce (ou même avant) font le choix de s’expatrier temporairement ou plus rarement définitivement dans la capitale anglaise. fait à la fois rêver par ses promesses de plein et de hauts salaires, sa beauté, ses soirées réputées, et peur par ses prix et loyers excessifs, son climat peu attrayant et une certaine dureté de la vie là-bas.

Avec quelques renseignements précis, il est facile d’éviter les pièges les plus courants que peuvent réserver un emménagement à Londres afin que l’ commence sur de bonnes bases. Quelques conseils pour s’expatrier et travailler à Londres.

Conseils pour s’expatrier et vivre à Londres

Aller s’installer à Londres en tant qu’étudiant ou pour y travailler sont deux choses plutôt différentes sur la perception que l’on a de Londres, tout simplement pour une histoire de moyens. Là-bas, les salaires sont adaptés au coût de la vie, et on n’a donc pas forcément les mêmes préoccupations suivant l’activité que l’on y exerce.
Certains conseils concerneront donc plus les étudiants, d’autres plus les salariés, même si, je l’espère, la majorité des conseils et des avis donnés ici peuvent être utiles à tous.

Habiter à Londres

Il est comme tout, ultra cher. On a l’habitude de dire que tout ce qui est affiché en euros en France l’est en Livres en Angleterre (ce qui fait quand même entre 30 et 50% d’augmentation). C’est vrai, mais pour les logements, ce qu’un étudiant loue 400 euros en France n’aura rien à voir avec ce qu’il trouvera à £400 à Londres. £400 c’est le prix moyen pour une chambre en colocation. Il est possible de trouver moins cher, dans une grande maison ou en s’éloignant des beaux quartiers, mais pour un minimum de confort et de sécurité comptez à peu près ce budget.
Les studios commencent plutôt vers £750 premier prix, ce qui les rend plutôt inabordables pour la plupart des français débarquant en Angleterre.
Pour trouver sa colocation, le mieux est de passer par les petites annonces. Le journal The Loot et son site internet, ou le site gumtree.com permettent de trouver assez facilement des gens recherchant des colocataires. Vous visiterez sans doute quelques appartements qui vous feront revoir vos exigences à la baisse, mais ne perdez pas espoir, on trouve vraiment de tout sur le marché, du taudis à l’appartement très propre et sécurisé.

La nourriture

Comme tout, elle est très chère (je l’ai sûrement déjà dit). Comme beaucoup de choses, les prix affichés en pounds sont ceux affichés en euros en France. Avantage pour ceux qui ne sont pas très branchés cuisine : on peut trouver pas mal de plats cuisinés au rayon frais ou surgelé. La nourriture n’est pas mauvaise étant donné qu’on peut choisir, et on retrouve pas mal de variétés de plats asiatiques. Les supermarchés classiques sont Tesco, Somerfield, Sainsbury, plus haut de gamme on trouve Mark & Spencer, et aussi des hard discount (Lidl notamment) où l’on croise beaucoup de français.
A l’extérieur pour manger pas trop cher, les pubs sont la meilleure option. Ils proposent souvent des plats maison à des tarifs raisonnables. Attention cependant, les heures de service sont limitées, et il vaut souvent mieux ne pas compter arriver tard. Niveau fast food Londres est très bien dotée (Mc Do, KFC, Burger King, etc). Si vous avez vraiment envie de vous faire plaisir un jour le Häagen-Dazs de Leicester Square vous ravira niveau desserts ( compter dans les 6 livres le plat tout de même).
Mention spéciale à Starbucks. Cela n’existe pas en France car les cafés occupent le marché à des prix abordables, mais à Londres il y en a pour tous les coins de rue. La première fois cela fait un peu mal de mettre 2 pounds (3 euros environ) dans un chocolat chaud, mais on s’y habitue assez vite et c’est tout à fait dans la gamme de prix à laquelle un Londonien est habitué.

Le transport à Londres

Je pense que vous l’aurez deviné, les prix sont exorbitants. Depuis l’aéroport compter entre 8 et 10 livres pour aller au centre (par le train ou par un bus National Express). Ensuite, mieux vaut prendre à la première station de métro une Oyster Card, sur laquelle on peut charger de l’argent qui sera débité au fur et à mesure (£1.50 le métro environ, £ .85 le bus), le billet simple est deux fois plus élevé sans Oyster (£3 soit 4€40 rien que pour la zone 1, c’est-à-dire le centre). Après, à vous de calculer si vous voulez adopter un pass ou pas.
A titre d’exemple ; le pass mensuel Bus Métro zone 1 doit tourner autour des 100 euros. C’est cher, mais sachez que Londres étant une ville gigantesque, le moindre trajet dure longtemps, et le bus est très lent dès que la distance augmente. (à utiliser pour des trajets plutôt courts)

Les communications

Le plus pratique pour communiquer avec la France, c’est encore d’avoir internet et d’utiliser Skype. Sinon des cartes existent telles Mobile World. Pour les appels internes au Royaume-Uni, les cartes prépayées sont plutôt pas mal (Virgin ou T Mobile par exemple) et n’obligent pas comme en France à consommer son crédit avant un ou plusieurs mois, elles sont assez souples.

La santé

Pour faire très court, emportez des médicaments avec vous, et si ça ne va pas, rentrez en France. Les pratiques en cours en Angleterre sont très chères et parfois bizarre (on m’a dit que le médecin ne vous prescrira pas d’antibiotiques si vous lui dites que vous êtes tombé malade dans le mois, il parait qu’il faut prétendre que cela fait 4 semaines que ça dure pour y avoir droit, info non vérifiée).

Une fois ces principes de bases connus, il ne vous reste plus qu’à découvrir les joies de la vie londonienne, les clubs de Soho ou les soirées étudiantes de la LSE ou du King’s College, les bords de la Tamise sous le soleil de l’hiver, les footings dans les grands parcs de la ville, et tous les charmes d’une capitale qui malgré deux inconvénients majeurs (le coût et la météo), conserve un attrait certain qui ravira une grande partie d’entre vous. D’ailleurs, on ne se rend souvent compte du charme de Londres que lorsqu’on la quitte, et beaucoup y retournent.

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