La classe de cube à Intégrale : les avantages

Même principe que pour les inconvénients : c’est un point de vue personnel qui a néanmoins pour but d’informer, mais sans vouloir inférer sur votre décision qui n’appartient qu’à vous!

– Une classe constituée uniquement de cubes peut se fixer des objectifs d’apprentissage et de refonte des méthodes adaptés : plutôt que de refaire le programme de deuxième année, l’année de est consacrée à l’approfondissement des connaissances dans toutes les matières.

En AEH, l’année débute par l’apprentissage d’une de dissertation complète (qui m’a permis d’utiliser au maximum mes connaissances et de décrocher des 19 à l’épreuve de l’ESCP et à Ecricome) et l’ consiste ensuite en des exercices d’entraînement à la dissertation et des corrections commentées sur l’ensemble des programmes de première et seconde année, qu’il s’agisse de sujets d’annales ou de sujets créés par le professeur. En culture générale, c’est un cours traditionnel par la structure mais qui permet en marge de l’étude poussée de quelques oeuvres majeures d’acquérir beaucoup de références moins traditionnelles en plus d’un réapprentissage des méthodes (dissertation, contraction, synthèse) et du mode de réflexion. En langues, toutes les annales sont épluchées et chaque cours est un entraînement aux trois exercices : version, thème, actualité et écriture (avec des points de grammaire au début de l’année et de vocabulaire tout le long). En maths, l’année commence directement par les annales des que l’on vient d’échouer (d’Ecricome à HEC, histoire d’exorciser la défaite) et se poursuit entre correction d’annales, points de cours et bon nombre d’astuces. C’est une sorte de longue répétition avant les , qui sont au final un prolongement quasi naturel de cette année : la confiance en soi que l’on acquiert en un an est presque aussi importante que les connaissances que l’on accumule.

 

– Le corps professoral est compétent : il connaît les exigences du concours (les professeurs sont généralement correcteurs d’épreuves, que ce soit celles de l’agrégation ou des concours), le programme et les attentes des correcteurs sur le bout des doigts. Ce n’est pas de l’insider trading : aucun sujet de CG  n’est donné à l’avance, quoi qu’en disent les rumeurs, même si l’on peut être amené à travailler sur des sujets qui approchent celui qui tombe au concours ; mais cette connaissance des règles du jeu rassure les étudiants et leur donne un surcroît de structure dans lequel travailler. Les professeurs sont plus ou moins disponibles mais dans l’ensemble attentif aux questions (pertinentes) des élèves. La plupart enseignent dans un autre établissement en parallèle, privé la plupart du temps (Sainte-Croix, Ginette…) et ont une expérience significative qui leur assure une légitimité.

– Même si les performances passées ne préjugent pas des performances futures, le fait d’appartenir à l’écurie Intégrale (ou Initiale) quand on vient d’une petite est un facteur non négligeable de motivation : j’ai personnellement eu l’impression que j’avais les moyens et le mode d’action pour atteindre une Parisienne, sentiment que je n’avais absolument pas en carré. Cette prétention légitimée au top 3 peut motiver les élèves même les plus faibles (j’étais 18ème sur 24 au premier concours blanc).

– L’ambiance de classe y est excellente : les élèves ont un même but commun (réussir au mieux les concours), mais surtout ne se préoccupent plus du reste. Il n’y a eu durant mon année aucune querelle intestine ou déconcentration généralisée ; la rédaction de fiches d’AEH communes et les quelques soirées organisées ont permis à notre classe d’arriver aux concours comme une machine bien rôdée. L’émulation y est aussi très forte en général : les résultats des meilleurs élèves poussent les plus faibles à travailler dur pour les rejoindre, et le nivellement se fait donc par le haut. Tous les élèves ne sont évidemment pas les meilleurs amis du monde, mais le jeu social devient accessoire car le but premier est l’effacement de l’ précédent. La synergie de groupe y est donc forte et peut jouer un rôle majeur (comme dans n’importe quelle association d’ailleurs). 

 – Les anciens élèves qui ont réussi sont assez nombreux et ont pour la plupart envie d’aider la génération suivante : ils reviennent au début de l’année et à l’approche des oraux pour donner des conseils sur les entretiens, des informations sur leur école, la gestion du stress, etc. Plus proches peut-être de la situation des préparationnaires que les professeurs, ils apportent un point de vue d’insider sur les écoles dont rêvent les carrés et cubes.

Ces facteurs m’ont poussé à me mettre au travail et à rattraper le retard accumulé, en mathématiques notamment (j’ai refiché l’intégralité du programme), et en AEH et CG où j’ai consciencieusement accumulé les connaissances, toujours en fichant et en lisant. Je parlerai plus tard de mes résultats aux concours.
Je pense que la classe de cubes d’Intégrale peut représenter une opportunité pour des élèves qui ont une marge de progression (que Flat_Eric me pardonne, cf. son thread « Les sanglots longs… » sur le forum) et qui peuvent rapidement s’adapter à un mode d’enseignement particulier, même pour une classe prépa. Les dangers qui peuvent mener les cubes à échouer une seconde fois sont, à mon sens, assez faciles à éviter : il faut et il suffit de ne pas se surmener jusqu’à la crise de nerfs, faire confiance aux professeurs, ne pas choisir les cours auxquels on veut aller, accepter de changer de méthode de travail si l’on a échoué dans une matière, travailler d’arrache-pied (les résultats arrivent toujours), jouer le jeu de la « vraie » prépa sans éviter aucune matière.

Mais tout n’est évidemment pas si rose (cf. mon article sur les inconvénients de cette classe de cube) : le stress monte exponentiellement à la veille des écrits, il peut arriver des phases de doute et de manque de confiance en les professeurs, colleurs et correcteurs, et évidemment tous les aléas que l’on peut rencontrer durant une année de prépa (chute de la motivation ou du moral particulièrement, quand vient l’hiver, la fatigue… Même si il n’y a en général aucun abandon en cube).   

 
Hirako

ESCP Europe Promotion 2014
Modérateur du forum de prepa-hec.org 

 

 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire