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De la TS à l'EC...ETricherie, malhonnêteté... Les détracteurs de cette pratique -actuellement prohibée dans l'enseignement supérieur public - multiplient les critiques et jettent l'anathème sur ces élèves qui, titulaires d'un baccalauréat scientifique et désireux d'intégrer une grande école de commerce, choisissent de poursuivre leurs études dans un établissement privé et d'intégrer la voie économique, dite ECE. De qui émanent-elles ?Principalement des élèves de terminale ES, qui se sentent dépossédés de places qui leur reviendraient de droit, dans une filière créée spécialement pour eux. Mais elles sont également le fait d'élèves de terminale S suivant la filière classique (c'est à dire allant en ECS) qui craignent que ces mêmes élèves, aidés par le différentiel du niveau de mathématique en voie E, n'obtiennent de meilleures notes en concours et ne leur volent des places. Répondons d'abord aux ECS inquiets. Que faut il penser, dans ce cas, des élèves qui, après une première année en MP ou PC, rejoignent une ECS? Le différentiel de niveau en mathématiques entre la filière économique et la filière scientifique est pour le moins aussi important qu'au sein même de la filière économique, entre les voies E et S. Une telle réorientation est permise dans le système public: est elle moins inégalitaire que la première ? Quand aux élèves de terminale ES, qui s'estiment les plus lésés, il ne fait aucun doute qu'ils font les frais de la baisse du niveau de mathématiques constatée au baccalauréat, principalement dans leur section. C'est donc à l'Education nationale, qui ne peut certes pas baisser les niveaux exigés aux concours, d'élever le niveau dans les classes antérieures, afin que le baccalauréat économique se sorte de cette impasse où il s'est engagé, ouvrant de moins en moins de débouchés et de plus en plus concurrencé par le bac S. Il apparaît en tous cas que les élèves qui recourent à cette méthode, loin d'être les fraudeurs machiavéliques que l'on dépeint, sont simplement des élèves désireux d'intégrer une voie où ils pourront donner le meilleur d'eux mêmes, opportunité qui devrait être automatique et que seul le système privé leur offre. La réponse est manifestement entre les mains de l'Education Nationale.
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je ne vois pas pourquoi les
je ne vois pas pourquoi les L seraient autorisés à entrer en prépa ECE et pas les S...
c'est là où se trouve l'injustice !!!
(rien à ajouter, sinon que
(rien à ajouter, sinon que : je sais très bien que les concours sont sous responsabilité privée, seulement l'éducation nationale a la responsabilité des élèves jusqu'en terminale, et par conséquent la responsabilité de leurs bacs, S ou ES. De plus l'éducation nationale est en charge des lycées publics, qui sont contraints de refuser en voie EC/E les titulaires d'un bac S. On peut donc mettre l'education nationale en cause dans ce débat)
Déjà deux erreurs : - les
Déjà deux erreurs :
- les concours sont sous la responsabilité des banques de concours, donc des écoles et des chambres de commerce et absolument pas de l'éducation nationale.
- en MPSI et en PCSI, il n'y a pas de probabilités et la hausse des barres depuis 5 ans a pour conséquence d'éliminer assez fortement les profils uniquement matheux, votre raisonnement qui s'appuie dessus (ECS, anciens maths sup = forts en maths) commence à boitiller assez fortement.
Enfin ce n'est pas parce que vous avez l'ambition d'avoir une école que ça vous est forcément dû. D'ailleurs je comprends mal comment on peut refuser les règles du concours, mais passer quand même ce concours et dire "attendez je paie pour contourner les règles, laissez moi encore un peu d'humanité". On croirait entendre l'église monnayer ses indulgences.
Cela dit pour la différence qu'il y a au final entre les écoles... je suis pas sûr que ça change grand chose de "briller" juste pour le concours, un faible en maths restera faible en maths. :)
Outrageusement noirci ? La
Outrageusement noirci ? La vérité des faits reste que : ils ignorent la loi du commun des mortels, et paient une petite fortune pour pouvoir contourner cette loi, ce qui a pour effet direct de transformer en processus de reproduction sociale un concours censé faire jouer les mécanismes de la méritocratie. Vulgairement parlant, papa-maman paie pour que le rejeton ait son école, même si à niveau équivalent mais à moyens financiers inférieurs, un autre n'aurait pas pu en faire autant, contraint qu'il était de rester en EC/S.
Au fait, si le double 20 est 'beaucoup plus accessible', pourquoi ne pas rester en EC/S et essayer de le décrocher ?
Ne sois pas de mauvaise foi,
Ne sois pas de mauvaise foi, tu sais pertinemment que taper le double 20 en maths est beaucoup plus accessible que de faire la même chose dans les matières dites littéraires. C'est d'ailleurs en partie ce qui explique l'écrasante majorité d'ECS dans les parisiennes.
Le niveau de maths est en baisse toutes filières confondues, avec en contrepartie un niveau exigé aux concours qui ne baisse pas (et ne dois pas baisser). Il est facile à un élève de première S d'obtenir de bonnes notes (13-14) en mathématiques, et ainsi de s'illusionner sur son niveau réel en maths.
Et puis soyons honnêtes : qui, sauf exceptions, est capable dès la première S de se projeter sur 2 ou trois ans son avenir scolaire ? Le bac S a l'avantage d'être le plus généraliste, et de laisser une certaine marge d'hésitation.
Mon propos n'était pas de poser ceux qui changent de voie comme des victimes, mais simplement de rééquilibrer le tableau trop souvent outrageusement noirci en ce qui les concerne.
S'ils sont vraiment bons
S'ils sont vraiment bons partout ailleurs, ils peuvent passer par l'ECS... 20 coeff 19 (philo histoire LV1/2 contraction) + 0 coeff 11 (maths 1 maths 2) ca fait admissible partout.
J'ajouterais que : s'ils sont vraiment bons partout ailleurs, ils sont aussi bons en maturité, en orientation et en connaissance de leurs capacités : ils auraient pu dès la fin de la seconde, voire de la 1°, passer en voie ES. Ca leur aurait évité de devoir payer très cher leur passage en ECE.
Cela dit, ton analyse redevient pertinente vers la fin de ton article : la faute originelle revient effectivement à l'Etat, qui oriente la population lycéenne vers un tout-S, tant les autres bacs sont dévalorisés. De là à considérer les quelques petits-malins dont tu parles comme de pauvres victimes du système, il y a une marge. Je ne nie pas leur légitimité puisqu'ils passent le même concours que d'autres, je signale simplement (comme tu l'as fait) qu'il subsiste une certaine injustice entre ceux-là et les titulaires d'un bac ES.
Mes sources pour affirmer
Mes sources pour affirmer que ces élèves ne sont pas des tricheurs, c'est ce que tu veux dire ?
Eh bien je suis dans une prépa privée qui autorise ça, une grande partie de ma promo l'a fait et ce sont simplement des gens qui trouvent injuste de se voir refuser l'entrée dans les grandes écoles de commerce parce qu'ils sont un peu justes en maths, sachant qu'ils sont vraiment bons partout ailleurs.
"Il apparaît en tous cas
"Il apparaît en tous cas que les élèves qui recourent à cette méthode, loin d'être les fraudeurs machiavéliques que l'on dépeint, sont simplement des élèves désireux d'intégrer une voie où ils pourront donner le meilleur d'eux mêmes,"
pourrais-tu citer tes sources s'il-te-plait ?
merci :)