de Duy Huynh, ex coordinateur Projet International à l’ Pau

Bonsoir M. Huynh, permettez-moi de vous remercier de m’accorder quelques instants pour cette interview.

Pouvez-vous présenter en quelques mots ?

Ma formation initiale est scientifique. En effet, j’ai fait un DEUG B à Bordeaux plutôt généraliste. Comme je suis intéressé par l’Agro-alimentaire dans tous les aspects Production, Qualité, j’ai fait un Bachelor en Agro-Alimentaire au Canada à l’Université Laval de Québec complété par un Certificat en Administration (équivalent à un IAE) tourné autour de 3 axes : Marketing, Management, et Technologies de l’Information. Pour avoir une double compétence, j’ai effectué des formations en Informatique et travaillé pendant 1 an et demi en tant qu’Ingénieur Systèmes et Réseaux.

Comme j’ai voulu faire un MBA au cours de ma carrière, j’ai obtenu un Executive MBA de l’Université de Stockholm.

Actuellement, je suis Consultant Informatique.

Quel était votre rôle au sein de l’ ? Comment avez-vous accédé à un tel poste ?

J’étais en charge de l’accueil des groupes d’étudiants étrangers et d’aider les étudiants de l’ESC pour leur départ à l’Etranger (choix des cours, hébergement, démarches administratives).
J’avais aussi en charge de mettre en place des programmes sur mesure pour accueillir les étudiants étrangers.

Enfin, j’étais chargé de mettre en place une plateforme d’informations pour que les étudiants puissent avoir le maximum d’information que ce soit pour leur séjour à Pau pour les étrangers ou pour leur séjour à l’étranger.

J’ai accédé à ce poste car ayant effectué plusieurs séjours à l’étranger, je me suis tourné vers l’International pour pouvoir étendre mes connaissances sur le mode de pensée, la culture des pays étrangers et ensuite, faire des comparaisons avec la France.

Comme je savais que l’ESC avait besoin d’une personne au sein du Département International, je voulais faire partager mes expériences lors de mes séjours à l’Etranger et organiser les choses de telle façon que les étudiants aient une bonne expérience de leur séjour que ce soit en France ou à l’Etranger.

Quelles actions avez-vous menées en tant que coordinateur du projet international ?

J’ai mis en place et organisé des programmes de formation suite aux demandes faites par des universités partenaires comme les Etats-Unis et l’Inde. Pour cela, j’ai mobilisé des professeurs de l’ESC pour bâtir ensemble les programmes et les professeurs étrangers pour avoir une équipe professorale multi culturelle et multi disciplinaire.
De plus, j’ai organisé des séances d’informations afin de préparer les étudiants de l’ESC pour leur séjour à l’étranger.

L’ouverture à l’international des écoles de commerce françaises semble désormais bien amorcée. Pensez-vous que les écoles françaises ont dû se faire violence ? Cette ouverture à l’international témoignait-elle selon vous d’une volonté d’adéquation des ESC aux besoins du marché du travail ou d’une volonté de se positionner sur le marché éducatif mondial ?

Je pense que les écoles françaises ont dû s’apercevoir que la mondialisation prenait une place de plus en plus importante et qu’elles ne devaient pas manquer le train en marche.

Pour être compétitifs sur le marché de travail et être capable de s’ouvrir sur des opportunités, les ESC se devaient de trouver des partenaires étrangers pour permettre aux étudiants d’élargir leurs horizons, de mieux se préparer au marché mondial et d’exporter leur savoir faire et leur savoir être dans le monde surtout dans des pays en pleine expansion comme l’Inde et la Chine.

Les ESC se doivent d’être en adéquation avec les besoins du marché du travail pour montrer que les futurs jeunes diplômés sont prêts à « s’internationaliser ».

Le modèle français des ESC et des Grandes Ecoles est-il adapté à ce contexte ou devra-t-il changer pour être compétitif ?

Ce modèle est adapté à ce contexte tout en permettant aux étudiantes de faire de nombreux séjours et des stages à l’Etranger, d’obtenir des doubles diplômes reconnus dans le monde entier.

Les CCI sont-elles enclines à financer ce type de développement ?

Avec la mondialisation, les CCI sont enclins à ce type de développement à condition qu’elles doivent être convaincus de la nécessité de ce développement. Les CCI doivent donc trouver des partenaires commerciaux pour faciliter les échanges.

Une « petite » école telle que l’ ESC Pau (« The little Big School ») peut-elle avoir une réelle visibilité à l’international ? Quels atouts peut-elle faire valoir ?

L’ESC Pau peut avoir une réelle visibilité à l’International en axant un programme tourné vers l’International et offrir des cours en anglais et de nouvelles destinations. Les principaux atouts que peuvent faire valoir l’ESC sont les nouveaux accords signés, les différentes destinations offertes, les possibilités offertes pour séjourner à l’Etranger (stage, année césure,…).

Votre opinion sur les accréditations ? Sur les classements ?

Les accréditations sont à mes yeux importantes : cela montre que l’Ecole détient une qualité dans l’enseignement, dans le corps professoral. Les futurs étudiants peuvent se rendre compte de la confiance accordée par les institutions internationales ayant accordé ces accréditations.

En revanche, les classements prennent une importance moindre. En effet, ils varient d’un magazine à l’autre selon les critères utilisés par les journalistes.

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