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Métiers de la financeInformations et conseils sur les métiers de la Finance et de la banque d'affaires
Mis à jour : il y a 2 jours 3h Réussir son entretien
Entrer en banques d’affaires, un vrai casse-tête ? Bien sûr que non ! Finance-HQ vous fait découvrir une liste non exhaustive des questions typiques posées en entretien, ce afin de vous faciliter la tâche. N’hésitez pas à nous aider pour la compléter. Jeunes aspirants banquiers, préparez vos anti-sèches !
En entretien, chaque minute est un test. Voici quelques exemples de questions susceptibles d’être posées (attendez-vous à des maths, des devinettes, et des questions allant de la structure d’un compte de bilan à la description de payoffs de produits financiers). Bon courage, vous en aurez bien besoin ! N’oubliez pas, on attend de vous que vous réfléchissiez, et que vous le montriez. N’hésitez donc pas à expliciter tout ce qui est de l’ordre qualitatif par des exemples concrets, ou à expliquer à l’oral les calculs que vous faites. Les questions personnelles - Décrivez-vous - Pourquoi y-a-t-il plus de sorties de métro que d’entrées ? Quelques questions Fusions-Acquisitions - Quelle est la différence entre un compte de résultats et les flux de trésorerie ? Quelques questions Portfolio Management - Quels sont les principaux fondements de l’approche Moyenne-Variance (Mean-Variance Approach) ? Quelques questions Dérivés - Tracez les 4 payoffs de base : long call, long put, short call, short put. Quelques questions Equities - Pourquoi émettre des actions au lieu de s’endetter ? Qu’est ce qui est le plus cher ? Quelques questions Fixed Income - Qu’est ce qu’une obligation zéro coupon ? Vos contributions Nous espérons que ces listes de questions vous aideront. N’hésitez pas à poster en commentaire de cet article les questions que vous ajouteriez, nous nous ferons un plaisir de les intégrer à la liste ! “Comment entrer en banques d’affaires ?”, par G.V.Numéro spécial Finance-HQ ! Si vous avez toujours rêvé d’entrer en banques d’affaires, vous trouverez ici de précieuses informations pour augmenter vos chances de réussite, minutieusement collectés par un de nos lecteurs. Vous pouvez marquer la différence par rapport aux autres candidats. Applications on-line, tests numériques, entretiens téléphoniques, assessment centers, tout y est !
Quels seraient vos conseils pour réussir des entretiens pour travailler en finance de marchés ? Lors de ma dernière année d’étudiant, je n’ai fait pas moins de 7 ou 8 Allers-retours Paris-Londres pour aller passer des entretiens (final rounds de Barclays Capital, Nomura, et Société Générale mais aussi 3 Allers-retours pour JPMorgan, des entretiens chez Bank of America ; des entretiens téléphoniques avec Royal Bank of Scotland ou Morgan Stanley). J’aimerais insister par là sur le fait qu’il est très important de postuler à autant de graduates programs que possible. Ces processus étant longs, fastidieux et très élitistes, il serait dommage de ’snober’ de petites banques telles que Nomura ou RBC (surtout en cette année 2008 où il est très difficile de décrocher un graduate, summer ou off-cycle internship en raison de la conjoncture économique morose). L’important est de mettre un pied en salle de marché, vous aurez tout le loisir de changer d’établissement si vous le souhaitez une fois que vous aurez fait vos preuves. Si les débuts sont laborieux, on finit par comprendre ce que les interviewers et RH attendent des candidats. Les Applications on-line Les applications sont en général formées de 3 parties : Tout d’abord, il est extrêmement important de bien soigner ces applications, une simple faute d’orthographe pouvant être rédhibitoire. Dans la partie “motivation”, n’hésiter pas également à vous mettre en avant, à indiquer dans l’application tous les éléments qui vous permettront de vous distinguer des autres candidats : Ne mentez pas sur vos notes : des relevés sont parfois demandés par certaines banques et les RH vous demanderont systématiquement les originaux de vos diplômes une fois que vous serez pris en graduate, summer ou simple stage. Les tests numériques ne sont en général pas très difficiles. Il s’agit surtout d’être rapide : placez-vous dans un endroit calme, dans lequel vous ne risquez pas d’être dérangé. Vous n’aurez peut-être pas d’extraordinaires résultats les premières fois donc n’hésitez pas à commencer par les banques qui vous plaisent le moins et/ou celles dans lesquelles vous avez le moins de chances de rentrer. A vous de choisir votre stratégie. Les tests sont souvent les mêmes dans plusieurs banques et vous retomberez parfois sur les mêmes questions. Les entretiens téléphoniques Une fois les applications online réussies, le véritable premier tour d’entretiens consiste la plupart du temps en un entretien téléphonique (c’était le cas par exemple pour Barclays Capital, Société Générale, Nomura, JPMorgan, ou RBS par exemple). Ces entretiens sont menés par des recruteurs des ressources humaines, donc vous n’aurez normalement pas de questions techniques. En général, si vous réussissez cet entretien, vous serez ensuite conviés à « l’Assessment Center », c’est-à-dire au dernier tour, sauf pour certaines banques pour lesquelles vous aurez parfois un tour intermédiaire. Premièrement, avant l’entretien, assurez-vous que votre téléphone capte bien. Je me souviens encore d’un entretien téléphonique pour le graduate programme de la Société Générale avec un recruteur à Londres qui a été obligé de me rappeler 3 fois au cours de l’interview et, exaspéré, a fini par me demander de reporter l’entretien à une autre fois ! J’ai dû insister pour finir l’entretien et, par chance, nous n’avons plus été coupés… Vous aurez fatalement des questions sur votre CV donc n’hésitez pas à avoir ce dernier à portée de main. De même, avant l’entretien, faites un petit travail préparatoire sur la banque en question : ses grandes forces, son histoire, ses concurrents, etc. Ca ne pourra que jouer en votre faveur. A ce stade, vous aurez sans doute également des questions sur votre métier de prédilection (normalement, lors de l’application online, vous avez du spécifier si vous préfériez le trading, la vente ou la structuration mais aussi les dérivés actions, taux, crédit, commos ou FX). En toute logique, vous devriez être capable de vous débrouiller tout seul pour cette partie ! S’agissant de la vente, j’avais mis en avant les éléments suivants : métier plus varié que le trading: on est moins rivé à son écran qu’un trader, on travaille en étroite collaboration avec la recherche mais aussi les marketers, on est amené à rencontrer les clients, participer à des conférences ; on a une vue d’ensemble du marché contrairement à un trader qui en général traite un produit particulier sur un secteur donné (Telcos, Retailers, Utilities, Financials, Autos, Industrials…), le contact humain est plus important, etc. Attendez vous également à des questions sur vous du type « donnez-moi un exemple d’un moment où vous avez travaillé en équipe » , « quelle est votre plus grande fierté ? », « donnez moi un exemple d’une situation durant laquelle vous avez été en désaccord avec d’autres individus et avez dû jouer les médiateurs »… Là encore, rien de très difficile mais cela suppose quand même d’avoir un minimum réfléchi à ce genre de questions. Enfin, vous pourrez avoir des questions du type « citez moi un événement récent de l’actualité qui vous a marqué », « où voyez-vous l’industrie financière dans 10 ans ?», qui peuvent s’avérer déstabilisantes. Les “Assessment Centers” On arrive au plat principal ! C’est véritablement à cet instant que l’on se rend compte que tous les étudiants européens postulent : Bocconi, Oxbridge, London School of Economics, Warwick, St Gall et bien sûr une pléthore de français (HEC, ESSEC, ESCP-EAP, Centrale Pa, X, Mines Pa, ENST, ENPC, Supélec, Dauphine, Sorbonne et parfois des étudiants de l’EDHEC, EM Lyon…etc). Certains Assessment Centers se déroulent sur 1 jour et demi ; c’était le cas de Barclays Capital (Canary Wharf) et Société Générale (Paris). Dans ce cas, les candidats arrivent en fin d’après-midi et restent jusqu’au lendemain soir. Les candidats sont logés dans un grand hôtel (Hilton par exemple) et sont nourris. Votre voyage vers Londres vous est aussi remboursé par la banque (gardez vos billets !) Un petit conseil : prenez des billets de retour modifiables, car les entretiens du lendemain sont susceptibles de s’éterniser… En général, la première soirée ne comporte pas d’entretiens mais il convient de rester sur ces gardes et de “networker” autant que possible avec les professionnels de la salle qui sont présents, car les étudiants sont tout de même évalués de façon informelle au cours de cette soirée. Vous aurez également le droit à une présentation de la partie Investment Bank de la banque (dans le cas de Société Générale, il s’agissait de Jean-Pierre Mustier) et la possibilité de discuter avec des sales, structureurs et traders. Quand les Assessment Centers sont organisés dans les locaux de la banque ou à proximité, vous aurez peut-être la chance de visiter les salles de marché, ce qui est toujours sympa (Barclays Capital et Nomura). Les présentations Chez Barclays Capital, après un cocktail et avant le repas, tous les candidats se sont vus remettre un dossier d’une cinquantaine de pages, ainsi qu’un paperboard avec la consigne de plancher sur le dossier pendant une heure dans leur chambre, de coucher les principales idées sur le paperboard en vue de présenter son travail le lendemain. Ca met tout de suite dans l’ambiance ! Bizarrement, il s’agissait plus d’un exercice corporate que marché puisqu’il fallait au final décider si la Barclays devait ou non financer une entreprise minière dans un pays d’Afrique fictif à la situation géopolitique douteuse qui voulait racheter un de ses concurrents. Tout un programme ! Dans ce genre d’exercice, il est pratiquement impossible de lire le dossier en entier donc il convient de faire le tri entre les articles et les graphiques, et de ne retenir que ceux qui vous paraissent vraiment importants pour la problématique. Dans le cas du graduate programme de Société Générale, le sujet était donné en amont de l’assessment center et concernait une réorganisation interne sur laquelle il fallait donner son avis. Voici un extrait de l’e-mail original que j’ai conservé :
“SG CIB has recently introduced a new organisational structure designed to improve its performance. In a context of reorganisation in the banking sector, analyse the strategy and structure of SG CIB in comparison with its main competitors in Europe”. Making the presentation; You will be asked to make the presentation at some point during the interview. You must prepare for this presentation before the Assessment day, as there will be no formal preparation period included on the day. Please bring any visual material in hard copy only (please don’t bring laptops). You will have access to flipcharts and/or whiteboards during the presentation itself. Finding the information; You may find information about this topic on the SG CIB website and we would recommend that you also research other relevant sources of information and data.” Les entretiens de groupe Ce sont généralement des réunions fictives au cours desquelles les candidats, évalués par 2 à 3 examinateurs, doivent arriver à un consensus au bout du temps imparti. Ces entretiens sont très courants dans les banques anglo-saxonnes donc attendez vous à avoir un exercice de ce type. La réunion peut consister à classer des éléments par ordre d’importance, à débattre sur un sujet donné, etc. Cet exercice permet de voir comment vous vous comporterez sur votre lieu de travail. Je vous conseille de ne pas accaparez la conversation mais de ne pas paraître effacé non plus. Essayez d’intervenir quand vous pensez que vous allez faire progresser le débat, la réunion avec vos idées. Cet exercice n’est pas évident : il n’est pas toujours aisé de donner son avis lorsque l’on est entouré d’anglais qui monopolisent la conversation ! Vous pouvez aussi prendre place à côté du paperboard et noter les éléments essentiels de la réunion (le pouvoir du stylo!) Les jeux de rôle C’est selon moi la partie la plus difficile puisque l’on vous demande souvent de jouer le rôle d’un opérateur de salle (en général sales ou structureur) et de parvenir à faire un deal avec l’examinateur qui joue le rôle de l’investisseur. Chez JPMorgan, c’était particulièrement éprouvant puisque je devais lire un dossier de 50 pages en 15 min sur une commodité X (un métal précieux si ma mémoire est bonne) produit dans un pays émergent qui avait tous les défauts du monde : risque géopolitique, guerre civile, existence d’une commodité Y qui avait les avantages de X sans les inconvénients, taux de change face au dollar pénalisant pour les exportations etc. Je devais ensuite vendre ce produit au téléphone à un investisseur (joué par un sales) qui se trouvait dans la pièce à côté. Le debriefing était particulièrement intéressant ! Les tests numériques Certaines banques, non contentes de vous avoir déjà demandées de faire des tests numériques en ligne, vous testent à nouveau lors des Assessment Centers, sur ordinateur ou sur papier (Société Générale ou JPMorgan par exemple). Cela leur permet de vérifier que le résultat à ce test est en accord avec celui passé en ligne, les candidats pouvant toujours faire les tests à plusieurs chez eux. Lors des entretiens individuels, vous aurez forcément le droit à des questions techniques (« comment réplique-t-on une option digitale ?», « tracez moi le graphe du thêta, gamma, en fonction de la maturité, du sous-jacent, etc. » ) mais aussi à des questions pour voir si vous suivez le marché (la valeur des principaux taux directeurs, des indices, les principales opérations de M&A sur l’année…etc.). Ces entretiens marathon (vous pouvez avoir plus de 10 entretiens à la suite) sont épuisants mais très formateurs : vous serez interrogés par des sales, des structureurs, des flow traders ainsi que des traders exotiques. Un grand merci à G.V. pour son temps et ses précieux conseils, sans qui ce papier n’existerait pas. Face à la longue liste de questions susceptibles d’être posées en entretiens qui se présentait à nous, nous avons décidé de regrouper ces dernières dans une autre interview, ce afin de faciliter la lecture. Bonne chance à tous ! “Le stage reste le meilleur moyen pour aller en analyse crédit en VIE ou CDI”, par Mr. XVoici une interview réalisée par Finance-HQ à propos du métier d’Analyste Crédit, notamment dans un grand groupe tel que la Société Générale. Le métier d’Analyste Crédit, souvent mal connu, est pourtant très formateur et peut déboucher sur des emplois dans des départements plus prestigieux. 1. Pouvez-vous nous expliquer le mode de recrutement à la Société Générale en analyse crédit ? Dans mon cas, j’ai eu un entretien pour un stage de 6 mois dans l’équipe d’analyse crédit dédiée aux contreparties du secteur Média & Télécom. L’entretien se déroule en 2 phases généralement. Pour ma part, j’ai passé la plupart de l’entretien avec le chef de l’équipe : présentation du parcours académique/professionnel et des motivations par rapport aux stages ; ensuite il vous explique le boulot qui sera demandé et vous pose des questions relatives à l’analyse financière (dette nette, EBITDA, ratios d’endettement etc.). La suite se passe avec les analystes eux-mêmes dans un cadre beaucoup plus informel (autour d’un café) pour mieux cerner la personnalité du candidat en tant que collègue de travail. Pour mon entretien, d’après les feed-backs que j’ai eu une fois accepté, ce qui avait fait la différence avec les autres candidats, c’est l’intérêt manifeste que je portais au poste (ayant posé pas mal de question sur le métier). Par la suite, au bout des six mois, j’ai accepté une offre de stage en Espagne toujours en analyse crédit pour 6 mois. Même chose, j’ai passé un entretien téléphonique avec mon futur boss en anglais. Ce stage m’a ensuite permis d’obtenir un VIE de 12 mois en Espagne en tant qu’analyste crédit (j’ai juste passé un entretien de personnalité avec un cabinet externe en RH). D’après ce que j’ai vu ou entendu, le VIE c’est quasiment une pré-embauche en CDI. Vers la fin du VIE généralement, un entretien est fixé afin de voir les possibilités d’évolution (où, quand, comment, combien ?). Dans un cas plus général, un stage de fin d’étude constitue déjà un bon moyen de se faire embaucher en CDI. Généralement, ils recrutent une quinzaine de stagiaires par an dans tout le département analyse crédit (un pour 3 analystes généralement). Au niveau des prérequis, ce sont des postes ouverts aux écoles de commerce (Top 10), aux universités d’éco-gestion (Paris I, II, IX) et IEP (section éco-fi) pour des étudiants en M1 (année de césure) ou M2 (stage de pré-embauche). Notez que le recrutement est surtout dirigé en priorité vers les écoles ou universités où ont étudié les analystes en poste. Vous l’aurez compris, le stage reste tout de même le meilleur moyen pour aller en analyse crédit en VIE ou CDI, les recrutements directs étant plus rares. En fait, la raison est que Société Générale se sert du département analyse crédit comme outil de formation initiale en finance d’entreprise avant de le recruter dans les lignes métiers.
On commence généralement entre 9h et 9h30 et les journées se terminent généralement vers 19-20h. Après, il y a toujours des exceptions pour les gros dossiers ou les demandes de crédit urgentes, dans ce cas, ça peut aller jusqu’à 22-23h mais rien de comparable avec les horaires de type M&A (on vous laisse tranquille le week-end). Le traitement d’une demande de crédit peut prendre 1h comme une semaine. Le temps de travail dépend surtout du niveau d’informations disponibles et donc du niveau de risque de l’opération mais surtout du niveau d’engagement demandé en terme de montant et de maturité de la dette. Il arrive aussi que l’analyste crédit accompagne le relationship manager dans ses meetings avec l’équipe de management d’une entreprise (CFO surtout). L’analyste crédit assiste également à l’annonce des résultats, de stratégie et politique d’investissement d’une entreprise. 3. Quelles sont les spécificités de Société Générale versus d’autres institutions financières selon vous ? N’ayant jamais travaillé dans d’autres institutions financières, je ne saurai me prononcer de manière pertinente. Toutefois il est vrai que le principal avantage de cette position à la Société Générale, c’est de pouvoir être au centre de toutes les activités que peut avoir une banque avec un client du cash management au financements les plus complexes et en passant par les lignes de produits dérivés. C’est pourquoi d’ailleurs, SGCIB recrute beaucoup parmi les analystes crédits pour garnir ses business lines en corporate finance et structured finance. L’autre avantage, c’est qu’il y a une équipe d’analyste crédit dans tous les pays où sont présent la Société Générale. Il est donc facile de bouger sur un plan international.L’analyste crédit se situant entre le département des risques et les commerciaux, celui-ci n’a pas vocation de prime abord à rencontrer le client. Toutefois, en fonction de la culture du pays, l’exposition client est plus ou moins forte. Aux Etats-Unis par exemple, il est fréquent pour un analyste junior d’assister un relationship manager dans sa visite de client. Mr.X “Trader, un métier de passionné”Aujourd’hui à l’affiche, un jeune analyste quantitatif travaillant dans une banque Française. Son expérience l’a conduit à être proche tant de problématiques liées à la modélisation d’options que de problématiques plus proches du trading, en dérivés actions et arbitrage de volatilité. Il nous livre ses astuces pour se rapprocher des métiers du trading, alors, Traders en herbe, à vos calepins ! 1. En quelques lignes, pouvez-vous nous expliquer votre parcours universitaire et professionnel et quel est aujourd’hui votre métier ? Après mes classes préparatoires scientifiques, j’ai intégré les Arts et Métiers, une école d’ingénieur spécialisée en mécanique. Au cours de mon stage de 2ème année, j’ai eu l’occasion d’intégrer un desk « Dérivés Crédit et Actions » pour toucher à un sujet à la mode en dérivés actions : les dérivés de volatilité. Pour ma dernière année en alternance, j’ai re-signé avec la même salle, une petite structure qui réalise essentiellement du trading pour compte propre et qui possède de nombreuses activités issues de la gestion alternative (long/short equity, trading/arbitrage de volatilité, risk arbitrage, convertible arbitrage, CDO, par exemple pour la section Crédit et Actions). Je travaille désormais à l’élaboration de stratégies de trading quantitatif, en attendant de pouvoir prendre la fonction de trader ‘Arbitrage de Volatilité’, une fois diplômé…
Je pense qu’il faut avoir le sens des réalités, être conscient de ses faiblesses comme de ses atouts. Par exemple, si vous êtes passionné de sciences et de finance, et que vous pensez avoir le niveau pour faire de belles choses en finance quantitative, mais que vous n’avez pas de diplôme de premier rang pour refléter ces aptitudes sur votre CV, il ne faut pas hésiter à utiliser des voies détournées pour obtenir un entretien directement avec un opérationnel : je pense, par exemple, aux sites de réseautages (VIADEO, LinkedIn, Facebook, …) ou aux annuaires d’anciens élèves (de votre école, ou non : le culot paye !). Si, au contraire, vous avez un profil peu scientifique, mais la possibilité d’obtenir un diplôme avec une bonne visibilité à l’international (comme les meilleures écoles de commerce, en formation initiale ou en complément d’une petite école d’ingénieur), vous aurez probablement plus d’opportunités à l’étranger via les summer internships des banques anglo-saxonnes … et ainsi de suite ! 3. Quelles sont les questions typiques que l’on vous a posées en entretien pour travailler en modélisation et trading ? Je passe sur les questions type de recruteurs : il faut bien sûr pouvoir justifier de tout ce qui figure sur son CV, et de tout ce qui n’y figure pas également (périodes d’inactivité). Pour tester votre niveau d’anglais, il n’y a rien de mieux que de vous inviter à continuer la conversation dans cette langue. On peut très bien vous faire parler sur des points techniques mais aussi (et c’est souvent le cas) vous demander de décrire votre film préféré ou de parler de cuisine : assez déroutant ! Pour tester votre niveau en informatique, on vous invitera principalement à décrire les différents projets auxquels vous avez pris part : en général, les questions sur les langages de programmation restent très basiques, et on peut d’ailleurs enjoliver quelque peu la réalité. Enfin, niveau finance, le modèle de Black&Scholes sert de ‘benchmark’ pour évaluer les candidats, je conseillerais donc de le connaître parfaitement : obtention de la formule, EDP, les lettres grecques, leurs graphes d’évolution (en fonction de la maturité et du sous-jacent). 4. En quoi consiste l’arbitrage de volatilité sur les dérivés actions ? Il s’agit d’une activité de trading propriétaire, nullement en contact avec la clientèle de la salle. Elle se pratique sur les marchés d’options les plus liquides (swaptions, caps, floors pour les taux d’intérêt, options sur les principaux taux de change, ainsi que sur les grands indices actions). Parmi les différents déterminants du prix d’une option, un seul est une parfaite inconnue : la variabilité anticipée de son sous-jacent sur la durée de vie de l’option, appelée volatilité implicite. Prendre position sur une option revient donc à prendre position sur cette fameuse volatilité. L’idée de l’Arbitrage de Volatilité est d’identifier par des modèles quantitatifs les options dont le prix reflètent une trop forte volatilité (survalorisées) et celles qui traduisent une trop faible volatilité (sous valorisées) pour en tirer profit. Afin de protéger les profits théoriquement engrangés par ces positions, le book doit être couvert dynamiquement à l’aide de futures et d’autres options (exactement comme le ferait une équipe de vente ou un market marker, pour protéger sa marge). 5. Et enfin, prenez-vous plaisir à faire votre métier ? Je ne peux répondre que oui, d’autant que mon entrée en salle de marché est toute récente : c’est tout beau, tout nouveau pour moi. L’univers toujours en effervescence d’une salle de marché est très attractif pour un jeune diplômé. Toutefois, les métiers de quant ou trader sont durs et arides. Un quant (comme tout chercheur) doit faire face à des périodes ‘sans’, et réussir à sans cesse se renouveler quand ses recherches n’aboutissent pas. Quant au trader, du stress qu’il doit supporter par moments résulte une fatigue plus grande que de n’importe quel effort physique. Ce sont là de vrais métiers pour passionnés ! “En M&A chez Rothschild, ça bosse !”, par HCFVoici la première interview réalisée par Finance-HQ, à propos du monde feutré de Rothschild & Cie et notamment de leur département M&A dans les locaux de Paris. HCF, ex-stagiaire longue durée de Rothschild & Cie, répond à nos questions, et nous donne des informations très intéressantes sur les méthodes de recrutement. 1. Pouvez-vous nous expliquer le mode de recrutement chez Rothschild Paris en Fusions-Acquisitions ? Séparons d’abord le processus de recrutement pour les stages de celui concernant les emplois à plein-temps. En ce qui concerne les stages…
Rothschild & Cie (à ne pas confondre avec la compagnie financière Rothschild qui possède également un département M&A en Small et MidCap en patrimoniale) est une banque franco-française dans la mesure où le principe First Round + Assesment Center propre aux grandes banques américaines n’existe pas. Chez Rothschild, l’écrémage se fait d’abord sur votre CV puis vous êtes reçu(e) par un banquier (avec au moins deux ans d’expérience) ; puis, si tout se passe bien vous êtes invité(e) à un autre entretien généralement avec un directeur. En ce qui concerne les emplois full time…
Concernant le recrutement full time, cela se passe comme suit : un first round (deux entretiens avec au minimum un sous-directeur) puis un second round de quatre entretiens.
Commençons par le rythme de travail car c’est là la grande différence avec d’autres postes. En M&A, ça bosse ! En bref, arrivée le matin entre 9h et 9h30 et sortie en semaine autour de minuit (plus ou moins). Cela reste très variable car il arrive d’avoir des semaines où l’on termine vers 3-4h du matin. Le weekend n’est pas vraiment off. Disons qu’il faut prévoir un weekend sur deux au travail (quelques heures le dimanche généralement). Le stagiaire est là pour assister les Analysts et Associates 1 + 2 (attaché de direction + fondé de pouvoir chez Rothschild). Vous aurez certainement la chance de faire des multiples de transaction, boursiers, des profils d’entreprise, d’aider à la réalisation d’un info-mémo, peut-être d’un DCF et d’appliquer la méthode de l’ANR. Sinon, depuis peu, les stagiaires sont un peu plus associés aux deals. On peut leur permettre d’assister à un conference call de temps en temps. En temps normal, les analysts sont très cool, expliquent tout et sont souvent disponible donc on se retrouve rarement en difficulté seul. Vous serez donc aidé. Enfin, l’ambiance est bonne car tout le monde se retrouve dans la même galère. En août, le volume de travail n’est évidement pas le même, les banquiers en profitant pour partir en vacances. 3. Les spécificités de Rothschild Paris versus d’autres institutions financières selon vous ? En M&A, chez Rothschild & Cie, vous pouvez être amené(e) à travailler soit en Large Cap, soit en Mid & Small Cap (département “Transaction R”). Rothschild est un des leaders sur le marché français et est surtout très présent côté « sell side ». Cela se traduit donc par beaucoup de pitchs mais aussi beaucoup d’exécutions de deals. Le deal flow est par conséquent impressionnant. Rothschild Paris possède 90 banquiers en M&A. Cela en fait une banque conseil de premier ordre. En comparaison avec Merrill Lynch par exemple, vous n’y trouverez qu’une quinzaine de banquiers. L’ambiance est de ce fait différente, même si en M&A vous serez amené(e) à travailler en petites équipes. 4. Si c’était à refaire, le referiez-vous ? Sans hésiter ! Cela pour trois raisons : tout d’abord cela représente un véritable challenge (Suis-je capable de travailler autant ?), ensuite car il s’agit d’une véritable formation (vous apprenez réellement quelque chose au bout de six mois), et enfin car cela constitue un plus indéniable sur un cv d’avoir Rothschild & Cie ainsi qu’une ligne M&A. En revanche, il y a tout de même un bémol à mettre sur les banques françaises comme Rothschild. En effet, si vous faites un summer en M&A à Londres, on vous fera une offre d’emploi si vous n’êtes pas trop mauvais (50% chez Merrill Lynch, deux-tiers chez Goldman Sachs cette année), tandis que chez Rothschild, on vous proposera peut-être de passer des entretiens (quatre cette fois-ci !). La possibilité de faire sa dernière année d’école un contrat en poche est donc très limitée avec un stage chez Rothschild alors qu’elle est presque assurée lors d’un passage chez une américaine à Londres après un summer. Mon conseil serait donc de commencer sa césure chez Rothschild si l’on est pris(e), puis faire un summer dans une américaine pour s’assurer un contrat. Bonne chance ! HCF « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles », Sénèque. Ce qu’a vraiment fait Kerviel expliqué à tousLa version de Jérome Kerviel confirme celle de la Société Générale: il a bien effectué des transactions frauduleuses qui faisaient courir un grand risque a la banque, et les a volontairement dissimulées. Le débat s’oriente maintenant plus sur les responsabilités, les défaillances qui ont permis ces dissimulations, le degré de connaissance de chacun, la réaction de la Société Générale, mais pour mieux comprendre ce débat il convient de comprendre vraiment ce qu’il s’est passé, par des termes simples et un peu plus clairs que l’image du chauffard qui change de voiture au moment du controle radar qu’a par exemple utilisée Daniel Bouton. (more…) Daniel Bouton reste à la tête de la Société GénéraleLes 16 membres du conseil d’administration de la Société Générale, réunis ce mercredi en AG extraordinaire ont décidé à l’unanimité de maintenir Daniel Bouton dans ses fonctions de PDG de la banque, suite à “l’affaire Kerviel“. Point de vue sur l’Affaire Kerviel. Du partage des responsabilitésAujourd’hui on apprend enfin les premières explications de Jérôme Kerviel. Celui-ci dit, je le cite: «je ne peux croire que ma hiérarchie n’avait pas conscience des montants que j’engageais, il est impossible de générer de tels profits avec de petites positions. Ce qui m’amène à dire que lorsque je suis en positif, ma hiérarchie ferme les yeux sur les modalités et les volumes engagés. Au quotidien, au titre d’une activité normale avec des engagements normaux, un trader ne peut générer autant de cash.» (more…) Réflexions sur l’Affaire Kerviel. Faut il couper plus de têtes à la SG?3 jours après la révélation de cette affaire, de nombreuses questions subsistent, notamment après les nombreux commentaires plus ou moins avisés qui s’en s’ont suivi. (more…) Palmarès Boursoscan 2007Résultats du palmarès BoursoScan 2007 (enquête nationale sur les sites des sociétés cotées menée auprès des actionnaires individuels). Bonjour tout le monde !Bienvenue sur cet espace d’actualités. |
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